V'OI.IAIRE
LE l-'l C UAN.IU Louis XIV communique à son petit CUaites 11 qui le fait roi d'Espagne
renonce à ses droits sur
Les provocations. — Comme Charles II avait stipulé en termes précis que les deux couronnes ne pourraient être jamais réunies, et que, si le duc d'Anjou ne renonçait pas à ses droits éventuels à la succession de Louis XIV ou mourait sans enfant, le trône passerait au duc de Berry, son frère ; à défaut de Berry, à l'archiduc; et, à défaut de l'archiduc, au duc de Savoie, beaucoup d' .Anglais et de Hollandais préféraient le testament à l'acte de partage, celui-ci qui accroissait la France, celui-là qui n'ajoutait qu'à la splendeur du nom de Bourbon. La Hollande re- -^, ^ ^;^- J connut Philippe V.
La guerre générale au rait donc pu être évitée ; le xviii*^ siècle «s'ouvrait par un comble de gloire et de prosp érité inouïes «pour la maison de France. Mais Louis XIV n'avait que des accès de sagesse. Il écrivit au duc d'Harcourt, (LAMH K.ji i.'ESKiGNE souambassa-
-fils qu'il a accepté le testament de deur à Ma- . sous condition que le jeune prince (Jji(J ; « Le la couronne de France!. v;-,^ J„ .»,«„
(Bit:!. A'at., Est.) t'ien de mon royaume demandera un jour que le roi d'Espagne prenne des mesures pour exclure les Anglais et les Hollandais du commerce des Indes». 11 fit entrer ses troupes en Belgique pour chasser les garnisons hollandaises des places de la Barrière qu'elles tenaient, en vertu du traité de Ryswick. Enfin, par lettre patente enregistrée au Parlement, il conserva au duc d' .Anjou et à ses descendants leurs droits à la couronne de France dans l'ordre naturel de succession (décembre 1700 -février 1701).
La grande Alliance. — C'était, de nouveau, la guerre avec toute l'Europe.
La « (rrande Alliance », négociée aussitôt par Guillaume III avec les Provinces- Unies, l'Empire, le Danemark et le Portugal, se forma expressément contre la réunion éventuelle des monarchies espagnole et française.