‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 209 sur 725 · N V A SI ON D U R O Y A U M F · texte numérisé non relu

N V A SI ON D U R O Y A U M F

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L'empereur Léopold et son fils aîné Joseph s'étant désistés de leurs droits à la successioa et l'archiduc Charles ayant promis de renoncer à ses droits éventuels sur l'Empire, la coalition procéda à un partage de l'immense héritage. Elle attribua l'Espagne, avec ses possessions italiennes et américaines, à l'archiduc, les Pays-Bas catholiques à la Hollande et les colonies des Indes à l'Angleterre (septembre 1701).

Jacques II étant mort sur ces entrefaites à Saint-Germain, Louis XIV reconnut son fils comme « roi de droit >, en violation de l'article 10 du traité de Ryswick. C'était le gant jeté à l'Angleterre.

La mort de Guillaume III, qui suivit de près celle de Jacques II, et l'avènement de la reine Anne, sa beUe-sœur, ne changèrent rien « aux affaires de l'Europe », comme la cour de Versailles s'en était flattée. Les déclarations de guerre de l'Empire, de la Hollande et de l'Angleterre furent publiées le même jour (15 mai 1702).

Les favoris. — Les douze années de la guerre de Succession (1702-1714) furent désastreuses.

Gouvernement et pays étaient épuisés.

Le double héritage de Colbert et de Louvois écrasait Chamillart, qui avait conquis la grâce du roi par son habileté au billard et celle de M™<^ de Maintenon par ses complaisances.

Elevé à la bonne école, génie offensif ea qui commander était comme son état naturel, adoré du soldat pour le souci qu'il prenait de lui et pour ses héroïques gasconnades, le maréchal de Villars n'était pas populaire à Versailles. La faveur y soutenait « le vide d'un Villeroy ; les grands airs et les secouements de perruque » d'un Marcin et d'un La Feuillade, gendre de Chamillart, « passaient pour des raisons ' ».

La France, à la guerre de la Ligue d'Augsbourg, avait été vidée de trop de sang ; de l'aveu même du roi, « l'esprit de force et d'audace » d'autrefois manquait maintenant aux troupes.

Les Triumvirs. — Au contraire, la Coalition était riche en matériel humain et en subside?, et elle avait un habile chef politique : le grand pensionnaire Heinsius ; un magnifique entraîneur d'hommes : le prince Eugène, fils du comte de Soissons et d'Olympe Mancini, que Louis XIV avait laissé passer en Autriche où il gagna ses éperons contre les Turcs ;

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