‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 213 sur 725 · Introduit i>ar Desportes · texte numérisé non relu

Introduit i>ar Desportes

■?. IViots venus du latin, de l'italien, de l'espatînol.

Malherbe et Balzac ont multiplié à l'excès les coupes dans la forêt. Les dissertations de l'un et les odes de l'autre sont pareils à ces parcs trop bien ratisses qui donnent la nostalgie du désordre. Ils n'en ont pas moins fait œuvre utile, « désitalianisé » et « dégasconné » le français, allégé le vocabulaire de mots semilatins et semi-grecs dont l'avait surcharge une érudition superficielle. Ils posèrent le judicieux principe qu'il ne faut se servir que des termes que tout le monde entend et enseignèrent « le pouvoir d'un mot mis à sa place » et « la juste mesure des périodes ».

De Henri IV à Richelieu. — Le premier quart du siècle (le règne de Henri IV et les débuts de Louis XIII) a été une période de transition. Il y a du charme, un peu mou, dans V Introduction à la vie dévote de Saint François de Sales; du lyrisme suis chaleur chez Malherbe ; de la verve, un peu débraillée, dans les satires de Régnier ; de la sensibilité, un peu mièvre, dans VAstrée, l'inlerniinable pastorale d'Honoré d'Urfé ; de belles audaces et une verdeur éclatante dans les œuvres comiques, burlesques, lyriques de Charron, de Théophile, de Cyrano de Bergerac, « les indépendants, les libertins et les grotesqui ^

Les Salons. — I i marquise de Rambouil let ouvrit le prenm 1 salon dans les demi' i temps de Henri 1\ La littérature cIk m aux « précieuses » est auj 'urd'hui illisible ; les Scudéry, le frère et la sœur, Racan, Voiture ne sont plus que des noms.

Mais la conversation devint un art dans le .(.^^^^^^j^,,^,,.,^^,^ Réduit de la marquise et ic jeune. )

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