‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 214 sur 725 · V !■//>• SIÈCLE · texte numérisé non relu

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dans la Chambre bleue de sa fille Julie ; ce sera l'art parisien par excellence, « le plus grand plaisir de la vie », dira la grande Mademoiselle.

Or, la conversation ne peut être ce plus grand plaisir que dans une société d'hommes et de LA uocHEFou- femuies qui donne la CAULD (1613-1680'. première place à l'in-

'^^■"^PetiîotT" '^^ teUigence et à l'esprit. Cette société sera l'un des plus nobles ornements de la France et l'un de ses attraits les plus séduisants; elle exercera bientôt une influence plus considérable que toutes les académies sur la littérature et sur l'art, sur la philosophie et sur la morale, en attendant qu'elle l'exerce sur la v-ie publique et que ce soit des salons que sortent l'Encyclopédie et, pour une part, la Révolution elle-même.

La conversation écrite. — Au xvii^ siècle, les lettres de la marquise de Sévigné, où l'imagination la plus vive s'aUie à tant d'esprit naturel et à tant de finesse dans les sentiments ; celles de Bussy, de Saint -Evremond, de Racine, de Mme de Maintenon ; les mémoires et souvenirs de Mme de Motteville, de Mme de Caylus, de Mme d'Aulnoy, de Mme de Staal de Launay ; ceux de l'élégant abbé Fléchier (sur les grands jours d'Auvergne); les Historiettes de Tallemant ; même les « anecdotes i> de Mlle de La Fayette {la Princesse de CUi'es, le plus beau roman du temps et le plus délicat de tous les temps) et les Maximes de La Rochefoucauld, livre splendide et cruel, « qui est pour la vie privée ce que le Prince de Machiavel est pour la vie publique » 1 : c'est de la conversation écrite ; le style en garde la vivacité ou le charme.

Le tour de ces correspondances et de ces petits ouvrages n'en fait pas pourtant tout le prix ; portraits, récits, tableaux, opinions, éclairent les avenues du cœur comme les dessous de la vie du siècle. Il n'y a point de documents plus précieux pour l'histoire ni pour la psychologie.

Retz et Saint-Simon. — Aussi bien, sous les deux régimes absolus de Richelieu et de Louis XIV n'y a-t-il de place que pour l'historiographie officielle, qui n'est pas de l'histoire.

En dehors des archives, il faut, en

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