‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 219 sur 725 · I. Chateauerias'D · texte numérisé non relu

I. Chateauerias'D

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r>'après une bavure de Michel Lasue )

sera en agonie jusqu a la fin du monde ; il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. » « Je suis Dieu eu tout... Tu ruine chercherais pas ^i tu ne me possédais. »S i phrase terrible et douloureuse joue avec 1" incommensurable. « Le si- ii lence étemel des espaces corneille infinis l'effraie », mais il 'i6cn-i384. le rompt. Son cri n'a pas cessé d'y retentir.

Les précurseurs de Corneille. — rt y a eu un théâtre pré-comélien comme un théâtre pré-shakespearien, et l'un comme l'autre s'est développé, abondant, déréglé, sans laisser d'autres traces que des noms, jusqu'à ce que sur le terrain fertilisé fleurît l'homme de génie, à peine différent à ses débuts de ses précurseurs, qui éclate par Roméo ou par le Cid.

Ces précurseurs s'appellent, à la fin du xvi» siècle et au xvii<^, du Bellay, Jodelle, Robert Garnier, Antoine de Montchrétien, Hardy, Mairet. Celui-ci introduit les règles, ou prétendues règles d'Aristote :

Qu'en un Ueu, qu'en un jour un seul fait accompli.

Rotrou ^ est un contemporain et l'émule, parfois heureux, de Corneille. Ils empruntent leurs sujets aux anciens et aiix Espagnols (Lope de Vega, Tirso)

Corneille *. — Corneille domine la tragédie comme Molière la cornédie française.

Ses grands chefs-d'œuvre : le Cid, — la plus rapide ascension dans la gloire littéraire qui fut jamais ; « beau comme le Cid » ; — Horace, Cinna, Polyeucte, qui se suivent dans l'espace de cinq ans, datent du règne de Louis XIII ; Pompée et Rodogune sont des premiers temps de la régence d'Anne d'Autriche.

Racine a été préféré à Corneille par de bons juges ; le poète national, c'est Corneille. Aux époques épiques, aux crises tragiques, c'est à Corneille qu'on revient. Napoléon dira qu'il l'eût fait prince et appelé dans son Sénat, et que « la France est redevable de quelques-unes de ses grandes actions aux sentiments qu'il inspire ». L'âme des guerres pour la défense de la patrie et de la liberté, on l'a bien vu hier encore, c'est une âme cornélienne.

C'est que ce petit bourgeois bour-

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