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LE SYSTÈME FÉODAL

C'est de l'écroulement de TEmpiie de liberté ils reconnaissent comme chef et

Charlemagne, sous son propre poids seigneur le riche propriétaire ou le guer-

et dans l'horreur des anarchies, des rier vaillant des environs qui leur devra

guerres intestines et des invasions, que désormais sa protection. Ces seigneurs,

se dégagea le système féodal. Les origines les comtes, deviennent à leur tour les

en remontent à l'époque mérovingienne vassaux de seigneurs ou suzerains plus

et même à Rome.

Il va devenir le régime nonnal de la plus grande partie de l'Europe jusqu'à la fin du moyen âge.

La féodalité, c'est le système des fiefs. Le fief est par définition la concession qu'un noble a reçue, à charge par lui de remplir certaines obligations.

Toute société féodale est terrienne, aristocratique et militaire, que ce soit en France ou au Japon, en Allemagne ou au Mexique.

Origines du système. — Le régime féodal a été le plus souvent imposé par

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puissants, les ducs, qui, eux aussi, leur vont devoir, en retour de leur allégeance, secours et aide en ca^ de besoin.

Le roi, tout en haut, est le suzerain des suzerains. Ducs et comtes lui ont fait hommage ; ils ont juré à genoux d'être ses hommes, c'est-àdire ses serviteurs, de le suivre à la guerre.

Ainsi la vassalité consiste dans la subordination volontaire d'un homme à un autre, le premier s' engageant à obéir et le second à protéger. C'est l'ancienne clientèle romaine, mais comme collée et incorporée à la terre.

A l'origine, le comte ne devient

, - . . , CHATEAU DE COUCY (Aisne).

une contrainte exte- ^^ ^j^^ grandiose de nos ruines féodales, détruite par rieure. Ce fut le cas les Allemands en 1917. I-e château était l'œuvre d'Enguer-

delà France caro- ""^ "? '.^^°^."i-'„- , , r. ,

, . . , , . . Restitution d après Violet-le-Duc.)

lingienne ou le roi, ^

sans administration hiérarchisée et sans titulaire de son fief qu en vertu de la armée, était sans autorité et sans force, nomination royale. Bientôt le roi reconincapable de défendre son royaume envahi naît l'hérédité des fiefs, en ligne directe de toutes parts, Arabes dans le Midi, et en ligne collatérale. Il a résigné sa sou- Hongrois à l'Est, Normands aux bords veraineté. Autant de comtes, autant de de la mer et des rivières navigables. petits rois. Des évêqueset des abbés exer-

La sécurité est la première des néces- cent, eux aussi, des droits de souveraineté; sites ; les habitants lui sacrifièrent leur ils prennent des titres féodaux, ont à leur liberté. service des bandes d'hommes d'armes.

C'est en vertu d'une convention, d'un On leur voit aussi souvent le casque en véritable contrat, qu'en échange de leur tête que la mitre.

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