LES BERGERS D ARCAUIE, PAR POUSSIN
(Musée du Louvre. J
c'est encorel'homme même, probe, ordonné, rythmé. Le plus grand des coloristes, Delacroix, dira de lui que, de tous les peintres, « le Poussin est celui qui est le plus derrière son œuvre ».
Le Brun *. — Il faut descendre de ce sommet avec le néo-classicisme de la période Louis-qua torzième. Jouvenet rappelle les Bolo-
Nicolas Poussin. Normand comme Cor- nais, dans un temps où l'on disait « beau neille, il a gardé l'hérédité de son pays comme le C arrache ». Les vastes compo natal et, presque seul parmi les artistes de son temps, il a connu que l'eau des fontaines et des rivières claii-es est une caresse et que l'arbre possède une personnalité. 11 construit ses tableaux comme une tragédie.
11 est hanté par l'antique jusqu'à
.\ïkhE Ij ALE.vA.NljkE .\ ii.iliVLO.N E, |'H Le Brun.
(Musée iIh Louvre.)
sitions de Mignard ( cou pôle du Valde-Grâce) sont théâtrales et froides, trop intelligentes, pourtant amples et nobles.
Le Brun, « le premier peintre du roi », est, lui aussi, un rhétori cien ; sa couleur sombre ne parvient pas à faire chanter les clairs; mais
faire souvent de ses tableaux des bas- il est un dessinateur de grand style {les
reliefs peints. Ses paysages, qui sont des Batailles d' Alexandre), un décorateur
architectures, tantôt d'une puissance splendide (plafonds de Versailles et de
magnifique (Z.)îOg<Jne /e^ani son écuelle), la galerie d'Apollon), et « l'harmonie pré -