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XVII-- SIÈCLE — LA MUSIQUE

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établie » qui a été reconnue ^ entre Louis XIV et lui n'est pas pour le diminuer.

Le plus grave reproche qui se puisse faire à Le Brun, c'est la tyrannie qu'il exerça, pendant plus d'un quart de siècle, sur tous les arts. On ne fait pas marcher les artistes comme un régiment.

Pourtant sa domination fut utile dans les arts industriels ; les tapisseries des Gobelins, les ameublements et les orfèvreries du style Louis XI\' lui doivent beaucoup de leur universelle et durable renommée.

Si lourd qu'ait été le règne de Le Brun, le portrait resta un art national. Philippe de Champaigne, d'ailleurs Flamand, le peintre de Port- Royal, appartient à l'âge de Richelieu ; l'élégant Mignard, Hyacinthe Rigaud, dont l'œil amu-é regarde au plus profond de ses modèles, l'aristocratique Largillière, qui sont bien du temps de Louis XIV et de

Le Brun, sont aussi nécessaires à l'intelligence du siècle de Louis XIV qu'un La Bruyère ou un Saint-Simon.

La musique. — Lulli (1633-1687) gouverna la musique dans le même temps que Le Brun la peinture.

Le duc de Guise l'avait fait venir de Florence à Paris, à l'âge de treize ans, pour être marmiton chez MUe de Montpensier, d'où il partit pour devenir violon dans la <> grande bande » du roi, puis, d'étapes en étapes, directeur de l'Académie de musique, secrétaire du roi et gentilhomme. Après avoir été le collaborateur ordinaire de Molière pour ses ballets, le génial aventurier imagina de transposer la tragédie en opéra. Ses livrets lui furent fournis le plus souvent par Quinault, mais, aussi, par Corneille, Fontenelle et Boileau. Ses tragédies lyriques (Cadmtis, Alceste, Psyché, Persée, Roland, Armide), pleines de beauté, font de lui le précurseur de Rameau et de Gluck.

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