I. MiCHELET
Guéri, on le surnomma le «Bien-aimé».
Ce bon peuple ne se détachera qu'aux misères de la guerre de la succession d'Autriche et aux hontes de la guerre de Sept ans.
Il ne manquait ni d'intelligence ni de courage ; mais il était aussi paresseux que corrompu. Il laissa gouverner Fleury comme, plus tard, Mme de Pompadour, Bemis et Choiseul. Le mérite du gouvernement de Fleury revient tout entier au vieux cardinal.
Politique intérieure de Fleury. — A l'intérieur, il fit effort pour restaurer les finances (avec le contrôleur Orry), rétablit le dixième qui, en principe, s'étendait à toutes les classes, réorganisa l'impôt de la cor\-ée. Avec Trudaine, il créa l'Ecole des Ponts et Chaussées. Un Anglais écrira ^ : « Si les Français n'ont pas d'agriculture à nous montrer, ils ont dé belles routes. » Il eût voulu soulager la misère du peuple, se refusa tant qu'il put à l'aggraver par de nouvelles guerres. Il s'appliqua à développer le commerce colonial qui apportait à ce siècle de l'esprit sa boisson naturelle, le café.
Il apaisa de son mieux les querelles, qui recommencèrent, entre jésuites et jansénistes, et il ferma résolument le cimetière Saint-Médard quand une crise de folie religieuse éclata autour de la tombe miraculeuse du diacre Paris.
La question d'Autriche. — Au dehors, la constante pensée de Fleury fut de maintenir la paix.
Egalement soucieux de reprendre Li bonne entente avec l'Espagne, dont les intérêts avaient cesse d'être opposés aux nôtres, et de garder l'alliance avec l'Angleterre, dont les convoitises coloniales s'é-
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LOUIS XV
(Biàl. Xnt.. Est.)
LA QUESTION ir Al TRICHE.