‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 274 sur 725 · MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU

en sortir et c'est en dehors du parti, parfois contre lui, que le « citoyen de Genève » a ou vert quelques-xmes des principales avenues de la Révolution et des temps nouveaux.

L'histoire qui ne ferait pas à ces hommes une place aussi grande qu'aux rois, aux ministres et aux généraux, ren- (Raprès la médaille d-. ■ • i II- -1 1 , de Dass,:er, Cabinet

rait mmtelhglble le de France n« 1098 . ;

cours des événements.

Montesquieu 3. — Montesquieu, magis' trat au Parlement de Bordeaux, certainement le génie le plus beau et le plus large de son temps, a laissé trois livres dont le fond commun est la haine du despotisme, qu'il soit d'en bas ou d'en haut.

Dans les Lettres persmies, il regarde par les yeux d'tm voyageur asiatique la France des dernières années de Louis XIV et de la régence ; sous le couvert de ce déguisement qui autorise des peintures audacieuses de mœurs, il essaye des idées bien plus audacieuses encore sur les vices et les périls des pouvoirs absolus.

Dans les Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Rmnains, il montre que « ce n'est pas la fortune qui domine le monde ». « Les Romains eurent une suite continuelle de prospérité quand ils se gouvernèrent sur un certain plan », où s'équilibraient l'autorité et la liberté aux beaux temps de la République ; ils eurent « une suite iwn interrompue de revers lorsqu'ils se conduisirent jur un autre ", sous la tyrannie qui s'est insinuée comme le remède aux excès de la démocratie et qui de l'ordre qu'eDe a ramené a fait « une servitude durable >.

Enfin. Y Esprit des lois, le livre de toute sa vie et le plus grand livre du siècle.

« L'Esprit des lois ». — La vertu est le principe de la République et Vhmineiir celui des monarchies ; les lois, dans la signification la plus étendue, sont « les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses », « du physique des pays », — c'est le climat, — comme « du genre de vie des peuples » : mais « les meilleures lois deviennent mauvaises et se tournent contre l'Etat », dans l'un et l'autre système de gouvernement, . « lorsque ces

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