J77-6. — RENVOI DE TURGOT
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Liberté de conscience. — Enfin Turgot, et, avec lui, Malesherbes, soulevèrent le clergé par leurs tentatives pour rétablir l'édit de Nantes.
Turgot aurait voulu substituer au ser ment d'exterminer les hérétiques, serment que le roi prononçait à la cérémonie du sacre, cette formule nouvelle : « Toutes les églises de mon roj^aume peuvent compter sur ma protection et sur ma justice. » Il remit à Louis XVI un mémoire sur la tolérance, prépara un édit destiné à « valider t> les mariages protestants, ouvrit à l'étranger ime enquête sur les conséquences de la révocation et proposa à l'assemblée du clergé de laïciser l'enseignement et de réduire les privilèges financiers des ecclésiastiques.
Malesherbes, de son côté, avait interdit aux évêques d'enlever les enfants des réformés pour les instruire dans la religion catholique et projetait d'abolir la censure, les lettres de cachet et la torture.
L'Assemblée du clergé demanda à Louis X V'I « de ne pas s'en laisser imposer saus de spécieux prétextes de liberté de conscience» et, bien au contraire, «de porter le dernier coup au calvinisme ». Evêques et parlementaires se réconcilièrent « poTir écarter les atteintes que des mains impies voulaient porter à l'autel et au trône ».
Renvoi de Turgot. — Les édits et les projets de Turgot, c'était la Révolution par ordonnances. Le roi de Prusse dit exactement : « Il faudrait au jeune roi de France de la force et du génie ». Il ne suffisait pas que Louis XVI eût dit un