I. MlCIIELET
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les libéralités du roi et de la nation. » Ce de Paris. Il coalisa toute l'Assemblée
langage révolutionnaire irrita l'assem- contre lui, de La Fayette à l'archevêque
blée ; l'immoralité notoire de Calonnc et de Toulouse.
sa brusque palinodie lui enlevaient toute Les notables repoussèrent à l'unani-
autorité pour le tenir. mité l'égalité d'impôts par la taxe terri-
L'opmion ne lui pardonnait pas toriale et n'accueillirent les autres projets
d'avoir été l'ennemi de Turgot et de que modifiés. Calonne, payant d'audace,
Necker dont il reprenait trop tard les demanda le renvoi de ceux des mini>tres
projets. Calonne avait, dans son compte u.u'il accusait, non à tort, de conspirer
rendu, rejeté sur Necker l'état du trésor, contre lui, notamment le marquis de
Necker ayant répondu par un Mémoire Breteuil. La reine se fâcha et ce fut
au roi qu'il fit imprimer, Calonne le fit Breteuil qui signifia son congé à
e.xiler, par lettre de cachet, à 40 lieues Calonne.