‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 306 sur 725 · LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION

Ses principes. || L Assembléeconstituante. || Prise delaBastille. || Nuit du 4- août. i; Journées d'oclobYe. Il La crise de la royauté. !! La Nation oeuvre de la Constituante. || L'Assemblée législative et la guerre. || Chute de la monarchie. || L'invsaion. || Procès de Louis, XVI. Il L'Europe contre la France. !1 La dictature révolutionnaire. H Carnot. | La campagne de 1793. !l La Terreur. || Les lois de la Convent on. Il La paix de Baie.

T EN^SEMBLE d'idécs et de faits qu'on ^ appelle la Révolution française reste l'événement le plus considérable des temps modernes.

C'eût été déjà l'une des grandes dates de l'histoire si une réforme aussi profonde de l'Etat et de la société ne se fût opérée que dans les limites de la plus ancienne et delà plus illustre des monar-

çaise au-dessus de toutes les autres, c'est que celles-ci, l'américaine comme l'anglaise, ne se firent que pour les Américains et les Anglais et qu'au surplus, elles s'appliquèrent davantage à modifier le pouvoir politique qu'à changer l'existence intérieure de la nation. Au contraire, la France a délibérément agi pour le dehors, ce qui n'a pas peu contribué à accroître

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Siè^e de la Mai.icipaiité de Paris, commencé en i=i93,

scènes de la Révolution.

chies chrétiennes. Mais la Révolution ne posa point seulement pour la France les principes de Tordre nouveau qui avait été préparé par le mouvement philosaphique le plus puissant qu'on eût encore vu : elle parla, décréta, légiféra pour tous les peuples. C'est un autre monde qui date d'elle.

Caractère universel de ses principes. — Ce qui élevé, en effet, la Révolution fran-

achevé en i6?3, théâtre de quelques-unes des grandes (D'après un dessin de Rigaud, BM. Nat., Es/.).

les obstacles qu'elle eut à vaincre, et elle n'a pas renversé seulement des façades politiques.

C'est un fait que nul pays n'est plus sonore que le nôtre. Il a toujours parlé comme devant une paroi de granit ou de bronze qui répercute les mots en échos sans fin. Un cri de liberté ou de justice poussé à Londres ne franchit pas le détroit ; le même cri poussé à Paris

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