PRISE DE LA BASTILLE
cl qui était de dissoudre par la force l'Assemblée, de réuuir à la hâte les ordres privilégiés à Compiègue, leur faire voter les impôts et les emprunts dont ou avait besoin. Il sut qu'il était question de le mettre lui-même à la Bastille. Pourtant il restait, faisait des représentations, servait de couverture.
Mirabeau, à l'Assemblée, proposa une adresse au roi, qui fut votée d'une seule voi.x. demandant le retrait des troupes.
Renvoi de Necker. — Le 11 juillet, Xecker fut invité par un billet du roi à donner sa démission, quitter Paris et la France et caclier son départ. Il partit aussitôt pour Bruxelles.
Ce renvoi était l'œuvre de la reine et du comte d'Artois. Les nouveaux ministres furent le maréchal de Broglie, le baron de Breteuil et l'intendant Foulon.
C bateau briand se trouvait ce jour-là, à \'ersailles, dans la Galerie du Palais, à l'heure de la messe : « L'Œilde-Bœuf était rayonnant : le renvoi de Necker avait exulté les esprits ; on se croyait sûr de la victoire. ^ »
De retour à Paris, il rencontra une foule qui portait les bustes de Necker et du duc d'Orléans, entourés de crêpes. Le bruit se répandit que la ville, à la nuit, devait être attaquée de sept côtés à la fois '^.
L'Assemblée, consciente du danger qu'elle courait, se déclara en permanence. Elle arrêta que Necker emportait les regrets de la nation et que « nul pouvoir n'avait le droit de prononcer le mot de banqueroute », puis députa, par deux fois, au roi pour réclamer à nouveau le retrait des troupes. Elle reprit ensuite dans un calme imposant les travaux de la Constitution (12-13 juillet).
Soulèvement de Paris. — Paris, entre temps, s'était soulevé.
Le mouvement partit du Palais- Royal