‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 33 sur 725 · I. iiSo à ua · texte numérisé non relu

I. iiSo à ua

PHILIPPE ALGL'STE

(r>aprt.s un sceau des

Arcliives .Xatioitales.J

Guerres contre Anglais. — Le \a>ii' accroissement que \< Plantagenet3 tenai" d'Eléonore eût pai aux Capétiens u- ( menace, alors mcni que l'ambition de 1 couronne de France i serait pas venue au\ rois d'Angleterre.

La réaction de Louis VII avait été surtout politique : ainsi il avait pris contre Henri II le parti de ses fils révoltés et de Thomas Becket, avocat devenu archevêque de Cantorbéry.

qui revendiquait les privilèges de l'Eglise contre le roi.

Philippe Auguste engagea résolument la guerre contre Henri II et, après la mort du premier des Plantagenets Contre ses fils Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.

Comme toutesles guerres du xn« siècle, celle-ci fut interrompue par de nombreuses trêves, notamment pendant la troisième croisade. Philippe et Richard l'avaient entreprise ensemble, «sous la conduite du Seigneur », après s'être promis l'un à l'autre de garder « borne foi et bonne amitié » et de partager à l'amiable les conquêtes faites en Terre Sainte. Mais ils n'étaient pas en Sicile que, déjà, ils s'étaient brouillés, Richard ayant refusé, malgré ses promesses, d'épouser la sœur de Philippe.

S'étant réconciliés, ils se querellèrent à nouveau pour Chypre que Richard voulait garder. Ils n'en continuèrent pas moins leur croisade, débarquèrent en Palestine et prirent Saint-Jean d'Acre.

Le comte de Flandres étant mort au siège d'Acre, Philippe réfléchit que l'Artois et le Vermandois, qui devaient lui revenir par succession, étaient pour lui de plus d'importance que la Palestine. Il retourna donc en France, ayant juré à Richard qu'il n'abuserait pas de son absence pour lui faire tort ; mais il n'était pas plutôt rentré qu'il accusa Richard, qui n'en aurait pas été incapable, d'avoir voulu le faire assassiner.

Richard, à son retour de Terre Sainte, était tombé, à la suite de surprenantes aventures, entre les mains du duc Léopold d'Autriche qui le retint prisonnier ; Philippe profita de l'événement pour envahir la Normandie, puis pour traiter secrètement avec Jean sans Terre qui avait la régence, en l'absence de son frère,

BATAILLE DE BOLn'I \ES. — 1214

et se faire promettre le Vexin, Tours, comte de Louvain, propre gendre du roi

Amboise et Loches. de France.

Cependant Richard avait obtenu sa Si la coalition des seigneurs avait

libération moyennant une forte rançon triomphé, c'en était fait de l'œuvre

et la promesse de reconnaître l'empereur nationale des Capétiens.

Henri \'l comme suzerain à la place du Philippe, avec sa résolution et sa

roi de France. Revenu en Angleterre rapidité coutumières, prit l'offensive,

et ayant fait la pai.x avec son frère, il Pendant que son fils, le prince Louis,

commença par traiter avec Philippe, lui battait Jean sans Terre à la Roche-aux-

laissant une petite partie de ses con- Moines, dans la vallée de la Loire, il se

quêtes, puis conclut contre lui un pacte

avec les grands vassaux, les comtes de Flandres, de Boulogne, deBlois et de Toulouse.

Il venait de repartir en guerre quand un arbalétrier le tua.ausiège

de Chàlus, pour venger sou père et ses deux frères que Richard, selon les chroniques anglaises, aurait iait mourir de sa propre main.

Jean, l".i ayant succédé, continua la guerr# avec des alternatives de succès et de revers.

Finalement la victoire resta

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