‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 34 sur 725 · GUERRIERS DU .\11I« SIECLE · texte numérisé non relu

GUERRIERS DU .\11I« SIECLE

(D'après un haut-relief d'un linteau de porte de la cathédrale de Reims

qui représente la Décollation de Saint Nicaise.)

porta en Flan dres contre les Flamands et les Allemands et remporta la célèbre victoire du pont de Bouvines (27 août 1214).

L'empereur allemand n'échappa que par la fuite ; les comtes félons de Flandres et de Boulogne rent faits sonniers.

Selon légende,

postérieure, Philippe, au matin de la rencontre, aurait réuni ses barons fidèles et, ayant déposé sa couronne surl'autel : « Je suis

un homme comme vous ; si vous ne

fup-i-

une très

à Philippe Auguste qui réunit au royaume m'aidiez pas à la porter, je n'en pourrais

la Normandie, le Maine, la Touraine et supporter le poids. » Outre l'étendard

l'Anjou ; Jean reconnut n'avoir plus royal, il fit déployer l'oriflamme de

dans ces beUes contrées ni terres, ni- Saint Denis, patron de la France.

hommei. ', ni alliés. Chevaliers et soldats s'élancèrent

La bataille de Bouvines. — La trêve aussitôt, poussant le cri de guerre : «Mont-

de 1205 dura six années. La guerre ayant joie Saint-Denis ! »

repris en 1212, Jean appela à son aide Si profond était déjà l'instinct national

l'empereur Otton et s'allia au comte de que la victoire de Bouvines, au contraire

Flandres. Ferrand, qui aurait bien voulu de tant d'autres qui l'avaient précédée et

être souverain indépendant, consentit à la suprême trahison : transporter l'hommage à l'ennemi de son seigneur.

Les barons d'Aquitaine suivirent, ainsi que toute la féodalité du Nord, et le

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