C'est le titre de son récit de la campagne
de 1792. 3. Gœthe.
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LA RÉPUBLIQUE. — lyçs.
la Révolution. Elle a aboli la monarchie (règiie d'un scul^ et elle a ouvert les voies à l'Empire. Elle a conduit la l'rance à ses frontières naturelles et elle a déchaîné les coalitions qui ont ramené la France en deçà de ses anciennes frontières. Elle a fait surgir queJqiios-uns des plus grands événements de l'histoire et elle a été écrasée par eux.
Bien qu'il soit exact que la Terreur naquit du choc de deux éléments contraires, la France ancienne et la France nouvelle, comme la foudre du choc de deux électricités ^, c'est une chose affreuse que le nom de la Terreur reste attaché à cette illustre Assemblée. Si couverte de sang soit-elle, le redet des gloires les plus hautes n'en est pas moins sur elle, et, si le dernier mot de l'histoire pouvait être dit, c'est le poète ^ qui l'aurait dit :
La Convention ^e-at, comme l'ancien Romain, Sur l'autel attesté posant -sa forte main, Répondre fièrement alors qu'on l'injurie : Je jure que tel jour j'ai sauvé la patrie.
Les partis. — Parmi les 762 membres de la Convention, il n'y eut pas de royalistes (du moins déclarés), ce qui poussa mécaniquement les Girondins au côté droit.
Leur phalange de la Législative était revenue fort renforcée, plus de 150 députés, dont Buzot, Barbaroux, Roland, Louvet.
Les Jacobins, ^ gaucie, n'étaient guère moins nombreux : Robespierre et le duc d'Orléans (maintenant Philippe- Egalité) qui avaient siégé à la Constituante ; Couthon, >Ierlin, Cambon, Carnet, qui venaient de la Législative, et les nouveaux, Danton, Camille Desmoulins, Fabre (d'Eglantine), Hérault de Séchelles, le peintre David, le jeune Saint-Just et le forcené rédacteur de VAmi du Peuple, le septembriseur Marat.
Les plus ardents occupaient les bancs les plus élevés, d'où leur surnom de Montagnards.
Au centre, la masse des députés, qui trouvaient plus sage de rester en dehors des partis, la Plaine, qu'on appelait aussi le Marais, avec Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès.
Plus de 500 députés n'avaient paru encore dans aucune assemblée, avocats, médecins, écrivains, propriétaires ruraux. Au jugement d'un ministre royaliste (de Serre), la majorité de l'Assemblée était « saine ».
Ils étaient tous patriotes. Les répu-