CHUTE DES GIRONDINS
•ie viu-^t-deux Girondins dont Vergniaud- Brissot, Guadet, comme suspects de conspiration et de trahison.
Toujours en scène, aimé d'une tragédienne, V'ergniaud lit jurer à T Assemblée s qu'elle mourrait sur ses sièges ». Danton : » C'est à ceux qui ont reçu quelques talents politiques que je m'adresse, et non à ces hommes stupides qui ne savent faire parler que leurs puassions.... Il faut sauver le peuple de sa propre colère.... Je demande froidement la suppression pure et simple de la Commission des Douze ». Robespierre, qui, maintenant, tenait à la fois la Gironde et Danton, toujours indulgent aux indulgents, insista pour le décret de mise en accusation.
Le 2 juin, l'insurrection reprend.
Henriot, qu'accompagne Marat, et que suivent So ooo sectionnaires, envahit la place du Carrousel, braque les canons contre les Tuileries. L'Assemblée descend sur la place, cherche à calmer ces furieux. Henriot, ivTe, commande : « Canonniers, à vos pièces ! »
La Montagne seule vota le décret ; le reste de la plus redoutable assemblée qui fut jamais se réfugia, cacha sa douleur dans l'abstention.
Devait-elle se perdre sans sauver la Gironde? Du 2 juin au 31 décembre, elle va sauver la patrie ; mais du 2 juin au 18 brumaire, il y a tout juste six ans
Le second Comité de salut public. — Danton ne fut pas réélu au Comité de salut public, et se retira dans sa viUe natale, Arcis.
Louis XVI avait entraîné les Girondins, les Girondins entraînèrent Danton.
C'est Tordinaire conséquence des politiques qu'on suit à contre-cœur.
Couthon, Saint-Just, Barère, Robespierre entrèrent au Comité qui s'adjoignit Camot, lui confiant l'organisation et les mouvements des armées.
Le Comité eut désormais deux tètes, l'une tourné'^ vers l'intérieur, l'autre vers la frontière.