‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 362 sur 725 · LA GRANDE TERREUR · texte numérisé non relu

LA GRANDE TERREUR

ton ' '>. A un autre juré (Souberbielle) qui hésitait encore, ïopiuo demanda :

« Veux-tu tuer Robespierre? — Non.

— Alors tu as jugé. »

C'est tout le procès.

Tous furent condamnes à mort. Pas un ne voulut entendre la lectur&de la sentence. « C'est inutile, dit Danton, on peut nous conduire sur-lechamp à la guillotine. » Ils y furent mem s vers le soir Dan ton fu t exécuté le der nier, au soleil couchant. Il avait recom mandé à Samson, le boni reau, de mon trer sa tête au peuple : « Elle en vaut la peine.» (15 ger minai, 5 avril 1794)

La grande Terreur — Danton « escamoté », Robespierre restait seul. Il régna, à la lettre, pendant quatre mois (avriljuillet 1794 ; 15 germinal-g thermidor an II), où la Terreur redoubla.

Cette fois, nulle autre responsabilité que celle de Maximilien, plus hypocrite que jamais et, tel les inquisiteurs d'Espagne, se targuant toujours d'employer la guillotine à l'amélioration des âmes ".

Même le prétexte de la défense nationale manquait depuis décembre, où le territoire avait été entièrement délivré, les Vendéens et les royalistes écrasés. Toutes les armées avaient pris leurs quartiers d'hiver, les nôtres désormais enflammées par la certitude de la victoire et se préparant à l'ofiensive générale que Carnot avait décidée pour l'an II (1794).

Tous les meilleurs étant aux armées, la lie était comme remontée à la surface des grandes villes, surtout de Paris. Le défilé des charrettes, les exécutions, étaient la fête quotidienne de la canaille.

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