‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 365 sur 725 · CRISE DE LA TERREUR · texte numérisé non relu

CRISE DE LA TERREUR

CEPENDANT Robespictre restait « insatiable » "^. Il y avaitencore des têtes entre sa dictature de fait et la dictature de droit.

Nouvelles dénonciations de Robespierre.

— Il recommença, selon la méthode qui lui avait toujours réussi, ses dénonciations aux Jacobins, et, toujours sur le ton de la vertu, il dit qu'il fallait chasser de la Convention « tous les hommes corrompus ». C'étaient d'anciens dautonistes (Bourdon, Legendre, Thuriot), d"achamés terroristes, mais qui s'étaient cabrés à la fête de l'Etre suprême (Fouché, Tallien, Barère, CoUot d'Herbois, Billaud- Varenne), et, avec eux, Cambon, « le Grand Livre », et Camot, <■ la Victoire », les plus probes des hommes.

Il ne les nomma pas, mais quelques jours après, à Bourdon, qui protestait à la Convention : « Je ne suis pas un scélérat ! », il répliqua : ♦ Malheur à qui se nomme lui-même ! » et, regardant Tallien, son ancien proconsul à Bordeaux : «Tallien parle toujours de la guillotine comme d'une chose qui le regarde ». Il ne dénonça Cambon que dans son dernier discours où il le traita de t fripon ».

Les nouveaux suspects, au contraire de Danton, aimèrent mieux être guillolineurs que guillotinés.

Comme la loi de prairial donnait au Comité le droit d'envoyer les députés au tribunal, tout sentiment de sûreté avait disparu de la Convention. Sur 700 représentants, il n'y en avait plus en séance que 200, parfois moins. Beaucoup changeaient tous les soirs de lopis. Au premi'it

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