‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 366 sur 725 · Mot fie Barère à un juge révolutionnaire · texte numérisé non relu

Mot fie Barère à un juge révolutionnaire

assaut qui s'annoncera bien, les conjurés auront toute l'Assemblée pour complice.

Campagne de l'an II. — L'un des conjurés, Billaud-Varenne, a dit exactement : <i Convenons qu'attaquer Robespierre plus tôt, c'eût été, aux yeux de l'opinion égarée, attaquer la patrie ».

En effet, l'excuse de la patrie en danger, déjà fallacieuse en 1/93. s'est effondrée depuis le début de la campagne de l'an II. Les armées républicaines ont eu des avantages signalés sur les Alpes et sur les Pyrénées. Jourdan, en Flandres, à la tête de l'amtée de Sambre-et-Meuse, \ainqueur une première fois à Tourcohig, a remporté sur les Impériaux l'éclatante victoire de Fleurus, ce Rocroy de la République (26 juin) qui lui a ouvert la Belgique et l'a conduit le onzième jour à Bruxelles.

Il ny a eu de revers que sur mer, par la faute du représentant Jean Bon Saint-André qui a obligé X'illaret-Joyeuse à livrer bataille dans les eaux d'Ouessant à la flotte anglaise. C'est la rencontre où, plutôt que de se rendre, sombra le vaisseau le Vengeur au cri : « Vive la République ! »

En Pologne, les Russes battirent en retraite devant l'insurrection de Kosciuszko.

Offensive de Robespierre. — Sentant le terrain qui se minait, Robespierre attaqua. Le 8 thermidor (26 juillet), il porta à la Convention la harangue qu'il avait longuement préparée, pendant une retraite de quelques jours à Montmorency, — son « testament de mort * ».

« Discours plein de grandes beautés »,

Page 1