I. Rapport de Merlin, du 30 septembre 1795, etc
de princes (landgrave de Hesse-Darmstadt, margrave de Bade, évêque de Spire) s'enfuirent jusqu'en Saxe et en Bavière.
Le landgrave de Hesse-Cassel traita ; les Etats de l'Allemagne du Sud eussent volontiers paru au « parloir de Bâle », si l'Autriche ne les avait retenus.
La paix avec l'Espagne fut également signée à Bâle (16 juillet). Le roi catholique reconnut la République et lui céda la partie de Saint-Domingue possédée par l'Espagne.
Traité de La Haye. — La Toscane avait traité en février ; la République batave en mai, à La Haye. Le nouveau gouvernement de Hollande cédait à la France ses provinces de la rive gauche du Rhin qui formèrent, avec la Belgique, sept départements nouveaux. Les deux Républiques conclurent, en outre, une alliance défensive et offensive.
Le « pré carré des Flandres » — Belgique, pays de Liège, Limbourg, Luxembourg • — fut réuni par un simple décret voté d'acclamation (i" octobre 1795).
Jamais encore les frontières de la France n'avaient été portées aussi loin.
Dernière séance de la Convention. — La Convention tint sa dernière séance quelques jours plus tard, 4 brumaire (26 octobre 1795), si lasse d'elle-même ou si confiante dans « la justice de l'histoire » que son président (Génissieu) observa seulement « qu'elle avait rempli sa mission ». Elle avait duré trois ans, un mois et quatre jours.
On ne constata que plus tard quel vide immense elle laissait. Alors Napoléon le remplit.