LE CHA.MP DE B.\TAILLE D'ITALIE
Il entra directement dans la légende. On cria au miracle. Le génie de la guerre, qui semblait avoir éclaté subitement en lui et avoir atteint du premier coup aux sommets, n'était pourtant pas qu'un don du ciel. Il avait étudié dans le détail les campagnes de ses plus illustres prédécesseurs. César, Turenne, Frédéric, et en avait tiré moins un système quedes enseignements. — «La connaissance des hautes parties de la guerre ne s'acquiert que par l'étude de l'histoire des guerres et des batailles des grands capitaines et par l'expérience. » — S'il croit à sa fortune, il n'abandonne rien au hasard.
Ses manœuvres les plus audacieuses sont raisonné as comme des théorèmes.
<• On ne fait de grandes choses qu'en se conformant aux règles et aux principes naturels de l'art. » Sa règle maîtresse, c'est que tout, à la guerre, est affaire, d'abord, de. bon sens.
connaître maintenant des heures difficiles, mais d'où il sortira encore grandi, et, comme il osera l'écrire au Directoire, « le centre de toutes choses ».
Dès qu'il se fut consolidé dans le Milanais, où des pilleries excessi%'es et les excitations des moines avaient provoqué une insurrection vite réprimée, il était allé chercher les Autrichiens sur le Mincio ; il les battit au Borghetto et s'établit sur la ligne de l'Adige.
De juin à février la guerre tourna autour de Mantoue.
Le siège de la principale place du Quadrilatère ^ était à peine commencé qu'une nouvelle armée autrichienne, rassemblée dans le Tyrol sous Wurmser, descendit en Lombardie par les deux rives du lac de Garde et menaça de couper nos communications.
I. Les trois autres placée du quadrilatère étaient Vérone, Legnano et Peschiera.