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iD'après Prudhon,
Caruava/ti.)
il en reviendra encore plus grand !
Politique orientale de Talleyrand. — Bonaparte eut beaucoup de peine à faire accueillir par le Directoire (' son projet d'une course victorieuse sur les traces d'Alexandre^».
Il dut feindre d'abord d'accepter le com m an dément des flottes destinées
Le Directoire fut convaincu moins par Bonaparte que par Tallej'rand.
S'appuyant d'un mémoire du consul Magallon, « un nouveau Dupleix », Talleyrand expliqua qu'en Egypte, la République ne ferait pas la guerre à la Porte, maisaux M amelo uks, attaquer qui n'étaient que des rebelles à la solde
CA.MPAGNE DEGVPTE ET DE SYRIE
r.\ngleterre chez elle et inspecta les de l'Angleterre. L'Egypte conquise, de-
côtes de la Manche et de l'Océan comme pour préparer l'entreprise. En réalité, il s'appliqua à recueillir des arguments contre cette opération, « la plus difficile que l'on puisse faire' », mais qu'il se réservait d'ailleurs de reprendre à son heure.
Talleyrand, qui avait lié partie avec
venue une province de la République française comme elle l'avait été de la République romaine, Bonaparte marchera sur Constantinople, unira sa flotte à celle des Turcs et les aidera à reconquérir la Crimée, « juste vengeance de l'hostilité vraiment insensée des Russes ». Départ de Bonaparte. — Ces fausses
lui, ne l'appuya pas seulement pour lui prévisions firent adopter le projet
complaire.
Le ministre des Affaires étrangères appartenait à l'école de Colbert : la France est assez grande sur le continent ; son avenir est dans les pays d'outre-mer, aux colonies, dans l'Afrique du Nord, au.\ pays
(avril 1798)
Le mois suivant, Bonaparte, général en chef « de l'aile gauche de l'armée d'Angleterre », partit de Toulon avec une flotte de 400 voiles. 11 emmenait 40 000 hommes des meilleures t oupes barbaresques, ou, selon le d'Italie, qui s'embarquèrent * avec une gaîté surnaturelle », ses anciens lieutenants, Murât, Lannes, Berthier, Junot, Marmont, l'élite de l'armée du Rhin, Kléber, Davoust, «Desaix, les amiraux Biuf'vs, \'illeneuve, Denès ot une pléiade
1. Confidences à Bourrienne, pendant son séjour à Passeriano.