‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 412 sur 725 · Joseph de Maistre, Mémoires, p · texte numérisé non relu

Joseph de Maistre, Mémoires, p

iSoi. — LE CONCORDAT.

D'autre part, l'Etat accorde en échange coïncida avec la publication du Génie du « un traitement convenable aux évêques christianisme, poème en prose où le jeune

et aux curés », traitement qui pourra être augmenté par les départements et les communes ; les cathédrales, églises, presbytères, dont la propriété est retenue par l'Etat ou transmise aux communes, n sont à la disposition » des ministres du culte ; les fondations pieuses sont autorisées, les séminaristes exemptés du service militaire.

Chateaubriand, à peine rentré de l'émigration, chantait les beautés et le charme de la religion.

La pensée politique fut déclarée hautement par le jurisconsulte Portails. Il expliqua que la religion est «un rassort, une influence », dont le gouvernement ne peut se désintéresser. La réconciliation de l'Eglise et de l'Etat fermera la plaie

Comme on partit nécessairement du toujours ouverte de l'Ouest, détachera

principe que le gouvernement issu de la le clergé de la cause des Bourbons,

Révolution aurait à Rome les mêmes servira au maintien des institutions nou-

prérogatives que l'ancienne monarchie, velles. il n'y eut aucune difticulté sur la nomi- Mais beaucoup de révolutionnaires,

nation des évêques par le chef de l'Etat français et leur

institution par le pape.

L ' é V ê q u e nommerales curés, après les avoir fait agréer par l'autorité civile.

Par l'artifice de nouvel les circonscrip tions diocésaines, on supprima la

possibilité d'une longue querelle, scandaleuse, sinon re-

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