‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 436 sur 725 · BONAPARTE · texte numérisé non relu

BONAPARTE

(Par Gérard,

l'ersaiUes.)

lyons eu l'intention de tromper, c'est la France.

La nécessité nous a fait la

Conquête de Naples. — Nanti à Presbourg et rassuré du côté de Berlin, Napoléon eut vite fait, en six mois, d'établir sa domination sur l'Italie tout entière et sur l'Allemagne d'entre Rhin et Elbe.

Comme sa vieille ennemie, la reine de Naples, s'était déclarée pour les alliés quinze jours avant Austerlitz, il inaugura par elle le système des déchéances royales par décret. Il publia simplement au trente-septième bulletin (le jour même du traité de Presbourg) que « la reine de Naples avait cessé de régner •>.

La reine s'étant enfuie en Sicile, la conquête du Napolitain fut pour Masséna et Gcuvion Saint-Cyr une promenade.

L'empereur donna alors à son frère Joseph, qui avait refusé le trône d'Italie, l'ordre de s'asseoir sur celui de Naples: «Ce royaume m'est nécessaire*.»

Il avait déjà fait occuper Ancône malgré les protestations du pape. Le Saint-Siège reçut l'avis que les ports de l'Etat pontifical seront désormais fermés aux Anglais. Si Pie VII refus-i de reconnaître en Napoléon «l'empereur de Rome », Napoléon « ne le reconnaîtra plus comme prince temporel ».

Les grands fiefs. — ■ La création d'une vingtaine de fiefs héréditaires et de duchés à apanages (Guastalla pour sa sœur Pauline, mariée au prince Borghèse, Bénévent pour Talleyrand, Ponte-Corvo pour Bernadette, Parme pour Cambacérès, etc.) acheva de mettre l'Italie sous sa main.

La Confédération du Rhin. — La nouvelle organisation de l'Allemagne et, par la même occasion, celles de la Suisse et de la Hollande lui furent pareillement dictées par la double hantise de « son prédécesseur » Charlemagne et de l'Angleterre.

Si l'empereur, dans l'impossibilité de transformer en monarchie la République helvétique, y prend seulement le titre de médiateur ou grand-landamann, il hii a suffi d'un sénatus-consulte pour faire de la République batave un royaume à sa disposition, avec son frère Louis pour titulaire.

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