‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 439 sur 725 · I. Soiivmirs du duc de Bhoolie, t. I, p. ajo · texte numérisé non relu

I. Soiivmirs du duc de Bhoolie, t. I, p. ajo

Fout Fox, il avait été le constant adversaire de la guerre contre la Révolution, et, bien que l'Angleterre eût en elle, comme dit Michelet, « un Pitt étemel », il n'aurait pas eu de peine à lui faire accepter une trêve, à la façon de celles de la guerre de Cent ans, qui eût rouvert les ports de l'Océan et de la Méditerranée et garanti l'Empire ottoman.

D'autre part, Fox, qui était l'honneur même, ne voulut pas traiter sans la Russie ; l'empereur Alexandre, tout en acceptant de négocier à Paris, poussait à la guerre le vieux Brunswick, venu chez lui en mission secrète ; et Napoléon, tout en se déclarant prêt à traiter sur les bases d'Amiens, refusait de rien céder sur ses conquêtes.

Rupture avec la Prusse. — S'il consentit à laisser Malte aux Anglais, il n'offrit de compensations qu'aux dépens de ses alliés : les Baléares, qui étaient à l'Espagne, pour les Bourbons de Naples, et le Hanovre, qu'il avait promis à la Prusse, pour le roi George.

Il se réservait d'ailleurs de dédommager l'Espagne en Toscane et la Prusse avec l'Allemagne du Nord, où il avait déjà engagé le roi à former une confédération et à prendre le titre d'empereur.

Ces nouvelles combinaisons ayant été connues des intéressés, la Prusse en prit prétexte pour mobiliser avec fracas et l'Espagne en secret.

Quatrième coalition. — En réalité, la Prusse était liumiliée d'avoir, depuis un an, trahi successivement tout le monde : la France avant Austerlitz, l'Autriche et la Russie après, puis encore l'Angleterre, en acceptant le Hanovre, et la F'rance par les contre-assurances qu'elle avait prises à Pétersbourg.

Elle était devenue ainsi suspecte à tous. Ce fut l'opinioii qui, à grands cris, força le roi à exiger, sous peine de guerre, l'éloignement des armées françaises.

Les officiers se disaient sûrs de la victoire.

Fox, étant mort sur ces entrefaites, n'emporta point avec lui, comme ou ]"a dit ^, la paix du monde, mais l'illusion d'une paix durable entre le grand Empire et le reste de l'Europe.

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