‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 442 sur 725 · BATAILLE U'E\LAL · texte numérisé non relu

BATAILLE U'E\LAL

La plus affrei:^e bataille de l'Epopée. Napoléon gar»Je le champ de bataille, couvert de 30 000 tués et blessés. Ney s'émut ; « Quel massacre et sans résultat ! » (Par Gros, Musée de l-'ersaUies .)

toute l'armée pour l'anniversaire de Marengo. Il fut écrasé à Friediand dans une bataille de dix-neuf heures. Plus de 20 000 Russes restèrent sur le terrain ; le reste s'enfuit en désordre vers le Niémen -, avec Davout et Murât sur les talons. Kœnigsberg se rendit.

Tilsitt. — Alexandre et Napoléon, le Slave caressant et le Latin de génie, étaient également comédiens, c'est-àdire que, vivant dans Un mélange de réalité et de action, ils ne savaient plus exactement quand ils parlaient a'vecsincérité et quand ils jouaient un rôle.

Ils se rencontrèrent sur un radeau, établi au milieu du Niémen, s'embrassèrent et, comme le premier mot d'Alexandre fut qu'il détestait les pas plus de

^SoS. — OCCUPATION DE ROME.

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les États vassaux et la Confédération du Rhin, grossie déjà de la Saxe et bientôt de la Westphalie ^, royaume créé pour Jérôme Bonaparte ; il s'engagea à observer le blocus et à déclarer la guerre à l'Angleterre si, avant la fin de l'année, elle n'avait pas .consenti à accepter « régale et parfaite indépendance de tous les pavillons sur les mers ».

Par contre, il ne fut plus question des provinces polonaises qui avaient fait partie du lot de la Russie dans le partage. Du lot polonais de la Prusse, on fît, au profit du roi de Saxe, le grandduché de Varsovie.

Sur l'Orient, les deux empereurs se jouèrent eux-mêmes, d'accord en paroles pour refouler les Turcs en Asie et libérer les populations chrétiennes, mais réservant pour une autre entrevue le grand partage. Alexandre garda en gages les provinces danubiennes ; Napoléon était résolu à ne pas céder sur Constantinople, qu'il appelait « l'Empire du monde ».

Comme Talleyrand se méfiait de ces traités de magnificence, il quitta le ministère des Affaires étrangères, où il fut remplacé par le docile Champagny.

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