Duc DE Broclie
avec les gouvernements : il est dans l'en^enage.
Campagne de Portugal. — Dès novembre 1807, la guerre a repris, transportée de l'une à l'autre extrémité de l'Europe, du Niémen au Tage.
La Russie et l'Autriche avaient rompu avec l'Angleterre, qui se trouva comme au ban de l'Europe, mais sans que sa ténacité en fût ébranlée. Pour n'avoir pas voulu quitter la France, le Danemark revit la flotte anglaise devant Copenhague, cruellement bombardée.
Comme le petit Portugal gardait un envoyé anglais à Lisbonne, Napoléon décréta que « la maison de Bragance ue régnerait plus en Europe ».
Après dix années de fidélité, l'Espagne avait fait mine de se détacher à la veille d'iéna. Empressé à se faire pardonner, le roi accorda à l'empereur le libre passage contre la fallacieuse promesse de recevoir à la paix le Portugal avec toutes ses colonies (traité de Fontainebleau). Junot n'eut qu'à traverser la péninsule et entra sans coup férir à Lisbonne.
Le régent, avec tout le gouvernement, avait fait voile pour le Brésil, sous la protection de la flotte anglaise.
Occupation de Rome. ■ — Après Lisbonne, Kome.
Depuis le sacre. Napoléon a été en querelle avec le pape. Il ne lui a rendu ni Bologne ni les Légations, lui a pris Aucône et Bénévent, a demandé en vain l'annulation du mariage do son frère Jérôme avec une protestante d'Amérique. Pie \'I1, s'il accepta en silence l'exti-avagant catéchisme où « les devoirs envers l'empereur » voisinent avec ♦ les devoirs envers Dieu », refusait les bulles aux évéques nommés par Napoléon et, de cœur avec les alliés, semblait appeler « une persécution nécessaire à l'Eglise » :