LE KREMLIN
Entouré d'une enceinte crénelée, le Kremlin est, au centre de Moscou, une ville dans la ville. Le graïul Palais au
fond a remplacé le palais briilé en 1812 ; les autres monuments ont vu Napoléon. Au premier plan, la Mosicowa.
(Cl. Baziéro.j
la plus grande Pologne est reconquise.
Murât lui-même, si aventureux qu'il soit, dit qu'il faut s'arrêter là, sur la ligne de la Duna.
Il y avait, en effet, une méthode rationnelle de combattre la Russie ; c'était de rétablir la Pologne. Cette guerre, engagée avec tant d'imprudence, qui soulevait une plainte universelle, fût demeurée comme la guerre du droit.
La Confédération de Varsovie avait proclamé la restauration intégrale de la patrie ; eiîe ne demandait à Napoléon que de déclarer : <■ La Pologne existe. »
Napoléon craignit de mécontenter l'Autriche et, même, la Russie ; surtout,
fondait, renoncèrent à leur tactique rétrograde. Le cri public voulut que Moscou, « la ville sainte », fût défendue. Alexandre céda, appela le vieux Kutusof au commandement.
Lui aussi, aurait préféré ne pas livrer bataille, mais, comme à Austerlitz, il ne fut pas de son avis jusqu'au bout.
L'action s'engagea à 150 kilomètres de Moscou, au sud de Borodino, dont les Russes donnèrent le nom à la bataille.
Napoléon l'appela de celui de la Moskowa, la rivière de Moscou, dont un affluent coule à Borodino (7 septembre 1812).
La bataille, l'une des plus sanglantes du siècle, mit aux prises 270 000 hommes