‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 466 sur 725 · LA RETRAITE DE RUSSIE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE DE RUSSIE

tes les pompes, il Xey. toujours à 1 arrière-garde se bat comme un simple à la pistC, harcelant fallut laisser le feu soldat. Napoléon l'a surnommé 4 le brave des braves», cette armée de

s'éteindre de lui- (Par won. .)/«.« ,i. K.r..,//^.> spe^j^ps ^^e^ ^^^

même, vers le cinquième jour. La ville nuées de cosaques. Au lendemain des

était presque toute en bois ; plus des longues nuits de seize heures, « des

trois quarts des maisons furent brûlées, rangées circulaires de soldats étendus

A grand'peine, on sauva le Kremlin roides morts » marquaient, dans la neige,

et les églises. l'emplacement des bivouacs.

L'incendie de Moscou, qui fut attribué L'empereur avait compté trouvera

aux Français, avant qu'on s'avisât de le Smolensk quinze jours de vivres et de

glorifier, accrut la haine des Russes et fourrage ; il ne s'en trouva pas la moitié,

leur résolution de ne pas traiter avec II repartit, à pied, à la tête de la vieille

l'envahisseur. garde et de 37000 combattants. Mais,

Alexandre déclara qu'il ne ferait plus dit Ségur, « s'il y eut des imprécations,

de paix avec Napoléon et qu'ils ne pour- ce ne fut point en sa présence : il était

raient plus régner ensemble : « Lui ou encore au milieu de ses armées comme

moi ! » l'espérance au milieu ducœurde l'homme.»

^Japoléon, ne voyant pas venir les La Bérézina. — Les Russes cherplénipotentiaires d'Alexandre, décida de chèrent à le prendre aux bords de la lui envoyer l'un de ses officiers, qui fut Bérézina, au sortir de la forêt de Minsk, arrêté aux avant-postes. entre trois armées : Kutusof dans le dos,

Il mit un mois à reconnaître qu'il Wittgenstein à droite, Tchitchagof à

retrouvait l'Espagne à l'autre extrémité gauche, venant de Moldavie. Il fut

de l'Europe, que l'avis de Daru, «le con- sauvé par l'héroïsme du général Eblé et

seil du lion » : hiverner à Moscou, était de ses 400 pontonniers ; ils parvinrent,

impraticable et qu'il n'y avait plus qu'un travaillant nuit et jour dans l'eau glacée,

parti à prendre, qui était la retraite. à jeter deux ponts.

Les Russes s'étant rapprochés, leurs

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