‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 467 sur 725 · I. SÉGUR. boulets tombèrent au milieu de la masse · texte numérisé non relu

I. SÉGUR. boulets tombèrent au milieu de la masse

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des traînards, qui furent pris de panique, raillant : « Du sublime au ridicule, il L'un des ponts se rompit. Des milliers n'y a qu'un pas. »

d'hommes périrent dans le fleuve. Il s'était fait précéder à Paris par le

Départ de l'empereur. — A Smorgoni, vingt-neuvième Bulletin ^, où il voulut l'empereur reçut de singulières nou- avoir été vaincu seulement par l'hiver, velles de Paris. Un officier taré, le général mais ses fautes apparaissaient sous les Malet, plus d'une fois emprisonné, avait phrases. I.e bulletin se terminait ainsi : tenté un coup d'Etat, avec des gardes «La santé de Sa Majesté n'a jamais été nationaux : il lui avait suffi, pour se meilleure. »

faire suivre, d'annoncer la mort de Les lettres des officiers à leur famille

Napoléon et d'exhiber un faux décret révélèrent l'étendue et la cruauté du du Sénat. Il ne vint à l'idée de personne désastre.

qu'il y avait à Saint-Cloud un héritier L'empereur,recevant leConseild'Etat, légitime, le roi de Rome. Arrêté par le jeta un défi aux libéraux : « C'est à gou%emeur de Paris, après qu'il eût lui- l'idéologie qu'il faut attribuer tous les même arrêté le préfet de poJice, Malet malheurs de la France ». Il définit l'idéolo-

avait été vite jugé et fusillé.Maisl'avertissement restait.

Comme les nouvelles d' Espagn e étaient tout à fait mauvaises et celles d'Allemagne in quiétant es.

Napoléon décida départir aussitôt pour Paris, laissant le commandement à Murât {5 décembre) .

Fin de la retraite. — Ce départ précipité parut un dernier malheur. Les journées suivantes furent atroces. Les routes se jonchèrent de monceaux de cadavres. Ney, toujours à l'arrière-garde,

le fusil à la main, fut à peine sorti de vivement encore que les villes. Dans les Wilna que les cosaques s'y précipitèrent nouveaux départements de l'Empire, et massacrèrent les malheureux qui s'y allemands, hollandais, il y eut des trouvaient encore. émeutes au cri de : « Vivent les cosaques! »

Enfin, le 13 décembre, on arriva au Concordat de Fontainebleau. — Comme Niémen, après quarante-six jours de la les royalistes relevaient la tête, Napoléon retraite la plus effroyable de toutes les pensa leur enlever <• le prétexte de sa histoires et cinq mois après le passage brouille avec le pape » en faisant venir triomphal du fleuve. Pie VII de Savone à Fontainebleau.

L' '< armée des vingt nations » laissait Par un nouveau Concordat, il lui rendait en Russie plus de 250 000 hommes, tués, la liberté, mais abolissait la puissance prisonniers ou déserteurs. temporelle et lui destinait Avignon

Le vingt-ueuvième Bulletin. — En comme résidence (janvier 1813). treize jours, Napoléon fut aux Tuileries.

Il s'était arrêté à peine à Varsovie et à i. Daté de Molodetchna, 3 décembre 1812.

Dresde, affectant de n'être pas troublé et 2. Mme de Coigny.

PENDANT LA RETRAITE DE RUSSIE Le coup de feu contre les cosaques pillards,

(D'après Faber du Faure, Biôi. .Yar, Est.)

gie : « Cette ténébr euse métaphysi que, qui, en recherchant avec subtilité les causes premières, veut sur ses bases fonder la législation des peuples.»

Le mécontentement était extrême. La femme qui avait été la JeuneCaptive d'André Chénier^, écrivit : « Il faut le détruire ; il faut que la liberté nous reste ;

nous faut des lois. »

Les nouvelles levées, votées sans

discussion par le Sénat, se firent avec

peine. Les campagnes manifestèrent plus

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