LA PREMIÈRE INVASION. — 1S
mieux que Napoléon était devenu, de qu'ils menaient la guerre seulement
sou propre aveu ', non moins insup- contre Napoléon lui fit autant de mal
portable à ses sujets qu'à ses ennemis, que leurs armées '.
Ses serviteurs fatigués, le parti royaliste, . C'était vrai que la France avait récolté
la plupart des libéraux et nombre d'an- tant de gloire depuis un quart de siècle
ciens républicains troiivèrent commode qu'elle pouvait porter fièrement sa défaite
d'imputer à lui seul la responsabilité de de la dernière heure. L'artifice consista à
la guerre qui finissait en catastrophes. lui faire accepter la perte du Rhin
Les chefs militaires de la coalition — alors qu'il était devenu tout entier
n'avaient pas réussi à l'envelopper ; français — et la perte de la primauté
leurs chefs politiques « le tournèrent par — contraire à ses meilleures traditions — •
la France». La proclamation des alliés comme la rançon de lapaixetdelaliberté.