‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 478 sur 725 · I. SoREi, t. VIIT, p · texte numérisé non relu

I. SoREi, t. VIIT, p

LA MA.XŒUIRE DU S A I N T-Dl ZI E R.

Ifs 1 4.

neutralité suisse, l'Italie en États indépendants, l'Espagne aux Bourbons, enfin la grande conception anglaise, la barrière contre la France, les Pays-Bas (Hollande et Belgique) au prince d'Orange.

Rupture du Congrès.

autres. A peine avait-on conçu un nlan qu'il était déjoué par lui. »

Arcis-sur-Aube. — L'empereur, pour attirer l'ennemi à lui et l'éloigner de Paris, chercha à frapper un coup violent

après, sur le refus persistant de Napoléon d'accepter les anciemies frontières, le Congiès de Châtillon fut rompu (iS mars). Bordeaux et Lyon. — Déjà les Bourbons avaient été proclamés à Bordeaux

Huit jours dans le flanc de Schwarzenberg. Ce fut

toute l'armée qu'il trouva devant lui Arcis-sur-Aube et qu'il arrêta pendant toute une journée (20 mars).

Le lendemain, battant en retraite vers l'Est et convaincu que les alliés ne

(12 mars), où W'ellington était entré après tarderaient pas à le suivre, il s'établit à

avoir battu Soult à Orthez. Saint-Dizier. Il y attendra toutes ses

Augereau, à qui Napoléon avait écrit colonnes, ainsi que Marmont et Mortier

de chausser ses bottes de 1792, livra Lyon qui ont l'ordre de le rejoindre par Châ-

sans défense aux Autrichiens (21 mars). Ions.

Soult (en avril), mais après une bataille La marche sur Paris. — En effet, les

acharnée, évacua Toulouse. alliés se laissèrent prendre à la manœuvre

Manœuvre de Saint-Dizier >. — Cepen- et ils délibéraient sur la meilleure ligne

dant l'empereur avait établi un nouveau plan, qui lui était apparu au moment de sa marche sur l'Aisne, et dont il faut dire, avec le poète ancien, que, si l'Empire avait pu être sauvé, c'eût été par ce grand projet.

C'était, pendant que les alliés poussaient sur Paris, de

de retraitée suivre, vers Dijon et Langres, ou vers Metz^ quand un billet de Napoléon à Marie- Louise, trouvé sur un courrier par les cosaques, leur révéla son plan.

D'autres cosaques saisirent, le lendemain, sur un courrier envoyé de Paris à Napoléon, des lettres, notam- France où il retrouva ment du ministre de la Police, qui dépeignaient sous droit très sombres

s'établir sur leurs Napoléon pendant la Campa^ue d^ communications tout le génie du Bonaparte d'Italie.

• n- (Par Meissonier, Alusee du Louvre.)

après avoir recueilli ' '

ou appelé à lui les 50 000 hommes qu'il des couleurs à bon

avait jetés dans les forteresses de la la situation de la capitale : trésor, arse-

Belgique, de la Lorraine, de l'Alsace et naux et magasins vides, mécontentement

de la province rhénane, — car nous croissant, agitation des royalistes prêts à

tenions toujours Anvers; Maastricht, suivre l'exemple de Bordeaux.

Luxembourg et Mayence, ainsi que Toul, Schwarzenberg hésitait encore, mais

\'erdun, Metz et Strasbourg, — et de Alexandre fit décider ia marche en masse

porter ainsi son armée active au double, sur Paris (24 mars).

Le mouvement, dès qu'il sera en voie C'avait été depuis plusieurs jours le

d'exécution, obligera l'ennemi à aban- conseil de l'émissaire Vitrolles ^ : « Mar-

donner la marche sur la capitale et à chez droit sur Paris où l'on n'attend que

rebrousser chemin, au milieu des cam- l'armée des alliés... », et c'était l'avis

pagnes soulevées, pour jouer le sort de la furieux de Blûcher, qu'on appelait le

guerre dans une suprême bataille contre maréchal Vorwaerts (En avant).

l'empereur. Wintzingerode fut chargé de suivre

Il alla jusqu'à dire, tellement Son plan Napoléon avec 10 000 cavaliers, et

lui parut sûr: «Je suis plus près de Vitrolles d'aller prévenirle comted' Artois,

Munich qu'eux de Paris ». qui se cachait en Lorraine.

<< Ce terrible Napoléon, écrit Lan- Bataille de Paris. — Il n'y avait entre

geron ^, on croyait le voir partout. Il les 280 000 soldats de la coalition et Paris

nous avait tous battus, les uns après les que les deux petits corps de Marmont et

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