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LA MA.XŒUIRE DU S A I N T-Dl ZI E R.
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neutralité suisse, l'Italie en États indépendants, l'Espagne aux Bourbons, enfin la grande conception anglaise, la barrière contre la France, les Pays-Bas (Hollande et Belgique) au prince d'Orange.
Rupture du Congrès.
autres. A peine avait-on conçu un nlan qu'il était déjoué par lui. »
Arcis-sur-Aube. — L'empereur, pour attirer l'ennemi à lui et l'éloigner de Paris, chercha à frapper un coup violent
après, sur le refus persistant de Napoléon d'accepter les anciemies frontières, le Congiès de Châtillon fut rompu (iS mars). Bordeaux et Lyon. — Déjà les Bourbons avaient été proclamés à Bordeaux
Huit jours dans le flanc de Schwarzenberg. Ce fut
toute l'armée qu'il trouva devant lui Arcis-sur-Aube et qu'il arrêta pendant toute une journée (20 mars).
Le lendemain, battant en retraite vers l'Est et convaincu que les alliés ne
(12 mars), où W'ellington était entré après tarderaient pas à le suivre, il s'établit à
avoir battu Soult à Orthez. Saint-Dizier. Il y attendra toutes ses
Augereau, à qui Napoléon avait écrit colonnes, ainsi que Marmont et Mortier
de chausser ses bottes de 1792, livra Lyon qui ont l'ordre de le rejoindre par Châ-
sans défense aux Autrichiens (21 mars). Ions.
Soult (en avril), mais après une bataille La marche sur Paris. — En effet, les
acharnée, évacua Toulouse. alliés se laissèrent prendre à la manœuvre
Manœuvre de Saint-Dizier >. — Cepen- et ils délibéraient sur la meilleure ligne
dant l'empereur avait établi un nouveau plan, qui lui était apparu au moment de sa marche sur l'Aisne, et dont il faut dire, avec le poète ancien, que, si l'Empire avait pu être sauvé, c'eût été par ce grand projet.
C'était, pendant que les alliés poussaient sur Paris, de
de retraitée suivre, vers Dijon et Langres, ou vers Metz^ quand un billet de Napoléon à Marie- Louise, trouvé sur un courrier par les cosaques, leur révéla son plan.
D'autres cosaques saisirent, le lendemain, sur un courrier envoyé de Paris à Napoléon, des lettres, notam- France où il retrouva ment du ministre de la Police, qui dépeignaient sous droit très sombres
s'établir sur leurs Napoléon pendant la Campa^ue d^ communications tout le génie du Bonaparte d'Italie.
• n- (Par Meissonier, Alusee du Louvre.)
après avoir recueilli ' '
ou appelé à lui les 50 000 hommes qu'il des couleurs à bon
avait jetés dans les forteresses de la la situation de la capitale : trésor, arse-
Belgique, de la Lorraine, de l'Alsace et naux et magasins vides, mécontentement
de la province rhénane, — car nous croissant, agitation des royalistes prêts à
tenions toujours Anvers; Maastricht, suivre l'exemple de Bordeaux.
Luxembourg et Mayence, ainsi que Toul, Schwarzenberg hésitait encore, mais
\'erdun, Metz et Strasbourg, — et de Alexandre fit décider ia marche en masse
porter ainsi son armée active au double, sur Paris (24 mars).
Le mouvement, dès qu'il sera en voie C'avait été depuis plusieurs jours le
d'exécution, obligera l'ennemi à aban- conseil de l'émissaire Vitrolles ^ : « Mar-
donner la marche sur la capitale et à chez droit sur Paris où l'on n'attend que
rebrousser chemin, au milieu des cam- l'armée des alliés... », et c'était l'avis
pagnes soulevées, pour jouer le sort de la furieux de Blûcher, qu'on appelait le
guerre dans une suprême bataille contre maréchal Vorwaerts (En avant).
l'empereur. Wintzingerode fut chargé de suivre
Il alla jusqu'à dire, tellement Son plan Napoléon avec 10 000 cavaliers, et
lui parut sûr: «Je suis plus près de Vitrolles d'aller prévenirle comted' Artois,
Munich qu'eux de Paris ». qui se cachait en Lorraine.
<< Ce terrible Napoléon, écrit Lan- Bataille de Paris. — Il n'y avait entre
geron ^, on croyait le voir partout. Il les 280 000 soldats de la coalition et Paris
nous avait tous battus, les uns après les que les deux petits corps de Marmont et
A 1- ■ ■ A ^ 11= «% \^r.„^^A^ t.^ ^e Mortier, environ 12 000 hommes. Les