‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 487 sur 725 · LES CENT JOURS · texte numérisé non relu

LES CENT JOURS

tion de la Suisse, le rétablissement de l'Espagne et ^u Portugal dans leurs anciennes limites, le doublement de la Suède par la Nor\'ège, la réunion du Holstein au Danemark et le maintien de l'Empire ottoman dans son intégrité.

L'équilibre résultait surtout de l'organisation de l'Allemagne sur le modèle de la Confédération du Rhin. Ses princes

avaient été des premiers à s'opposer à tout ce qui aurait pu l'avancer sur la voie de l'imité, et, d'abord, au rétablissement de l'Empire. Si l'Italie redevenait « une expression géographique », elle ne devenait pas un Etat.

Il n'y avait plus que des questions secondaires à régler quand on apprit que Napoléon avait quitté l'île d'Elbe.

LES CEXT JOURS

NAPOLÉON a quarante-cinq ans ; il n'a II est convenu, après avoir accrédité

rien perdu de sa confiance dans son le contraire, que de menues infractions

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LE DEBAkQUE.MENT AU GOl,FE .UAN Parti de l'île d'Elbe dans la nuit du î6 février, sur une flottille de six petits vaisseaux, avec un millier de ses vieux soldats, Napoléon aborda le i" mars au golfe Juan. L'aigle allait « voler de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame. » (KM. Aat., £st.J

dans le versement de la rente promise) et le bniit, qui counit à Vienne, de sa déportation dans une île plus lointaine, * n'eurent aucune influence sur ses résolutions 1 ».

Aux premiers jours de février 1815, le gouvernement de la Restauration lui parut assez ébranlé, surtout dans l'armée, pour qu'il pût tenter l'aventure. Il en fit avertir Murât : « Il partait pour rentrer dans sa capitale et chasser les Bourbons de son trône ; résolu à maintenir le traité de Paris, il espérait que les puissances

anciennes sous-préfectures, à demi sauvage, avec une population de quelques dizaines de mille de pêcheurs et de maraîchers, serait-elle une fin pour lui ?

Quand il y paraît seulement occupé à ouvrir des routes, à planter des vignes, à acclimater des vers à soie, et qu'ayant fait du commissaire anglais son compagnon, il s'en va répétant « qu'il veut vivre désormais comme un juge de paix»

et « qu'il ne s'intéresse plus qu'à ses \aches et à ses mulets », comment le croire sans lui faire injure? Son dessein, du premier jour, fut d'attendre les fautes inévitables des Bourbons et de regagner son trône.

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