CARTE DE LA FKANCE EN
La veille, à l'abbaye de Saint-Denis où Louis XVIII s'était arrêté, Fouché lui fut présenté par Talleyrand et par le comte d'Artois, dont il était devenu le favori. L'ancien oratorien régicide fit aussitôt partie du nouveau ministère avec l'ancien évèque d'Autun. Le soir, comme Talleyrand, soutenu par Fouché, entrait dans le cabinet du roi. Chateaubriand crut voir « le vice appuyé sur le bras du crime », et il osa dire à Louis XVIII que « la monarchie était finie ».
Le traité du 20 novembre. — L'Europe se vengea durement sur la France de la peur qu'elle avait eue de Napoléon.
Les souverains alliés s'étaient donné, l'année d'avant, des airs de libérateurs ; sauf Alexandre, qui par générosité nat^ relie et par politique, resta équitable, ils se prirent, en 1 815, pour desjusticiers.
Non seulement les Prussiens, les Aiitrichiens et les princes
allemands, rois de la faconde Napoléon, réclamèrent l'Alsace et une partie de la Lorraine, mais le nouveau royaume des Pays-Bas demandait, pour sa sécurité, une longue bande de terre, depuis Grave - Unes jusqu'à Mézièi'es, avec toutes nos forteresses du Nord-Est ; le Piémont voulut la Savoie avec Chambéry ; même les Suisses élevèrent des prétentions sur le versant oriental du Jura.
La duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, ayant refusé de recevoir Fouché, il avait dû quitter le ministère; Talleyrand, entraîné dans sa disgrâce, fut remplacé par le duc de I^ichelieu, ancien émigré, longtemps gouverneur d'Odessa et le véritable créateur de la
à la rentrée de Louis XVIII à Paris: «Cent jours se sont écoulés depuis le moment fatal....»
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