SECONDE KES TA IRA TION
iSi'j.
Russie méridionale, très en faveur auprès dAlexandre.
Il fallut toute l'autorité d'Alexandre et toute la noble fermeté du duc de Richelieu pour amener la coalition à renoncer à ses projets de démembrement, « chef-d'œuvre de destruction » dont la carte avait été dressée par les Prussiens. Il n'en fallut pas moins abandonner aux Prussiens la vallée de la Sarre avec ses mines de charbon ; aux Bavarois Landau, PhilippeNâlle aux Belges, et Chambéry aux Piémontais.
En outre, la France s'obligea à payer 300 millions à titre d'indemnité de guerre et à entretenir pendant cinq ans une armée alliée d'occupation sur ses frontières du Nord et de l'Est.
Les alliés, en 1814, avaient respecté les musées ; ils les pillèrent en 1815 pour « donner aux Français une leçon de haute morale politique », et n'emportèrent pas seulement les objets d'art queles Italiens, les Allemands ou les Hollandais avaient cédés ou laissé prendre.
Blùcher voulut faire sauter le pont d'Iéna. Il fallut que Louis XVIII signifiât au vieux soudard qu'il s'y ferait porter sur son fauteuil.
Un million de soldats, de toutes les nations, foulèrent la France jusqu'à la Loire, volant, réquisitionnant, ravageant.
Les ♦ Quatre » avaient renouvelé le pacte deChaumont et conclu, par surcroît, pour la défense du « principe d'autorité » contre la Révolution, une sorte de contrat mystique qui a reçu le nom de Sainte Alliance.
Les représailles. — La Restauration, elle aussi, se vengea ; elle frappa les complices, surtout militaires, de l'empereur et, par la même occasion, les régicides.
Louis XVI II avait daté de Cambrai, au moment de son retour de Gand, une proclamation où, tout en promettant * de pardonner aux Français égarés »> qui avaient appuyé le gouvernement de l'empereur, il exceptait « les auteurs d'une trahison dont les annales du monde n'offrent pas d'exemples ».
Seize jours après sa rentrée à Paris, il rendit une ordonnance, contresignée par Fouché, qui renvoyait devant le conseil