‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 496 sur 725 · SAINTE · texte numérisé non relu

SAINTE

pEXDANT que s'écrivaient ces derniers ^ chapitres de l'épopée. Napoléon était entré dans la captivité qui ne devait finir qu'avec sa vie et qui consacra sa légende.

Le '• Bellérophon>. — Quand il reçut à la Malmaison, en réponse à ses offres de

de guerre dix-neuf généraux dont Ney, Labcdoyère, Drouet d'Erlon, Grouchy, Clausel, Berti-and, Drouot, Cambronne.

D'autres « individus », dont, Soult, Exelmans, Vandamme, Lamarque, Lobau, Camot étaient chassés de Paris et placés sous la surveillance de la police générale.

Ney, ayant commis la faute de décliner la compétence du conseil de guerre, fut traduit devant la Chambre des pairs, dont il faisait partie, et condamné à mort ^ Le duc de Broglie et le duc de Montmorency votèrent la déportation ; tous les autres ducs, Chateaubriand, Mole, et cinq maréchaux : Marmont, Pérignon, Sérurier, Victor, Kellermann, jla mort.

Quelques pairs n'avaient voté la mort qu'avec l'espoir que le roi ferait grâce au héros de tant de batailles, qu'il commuerait la peine en un exil en Amérique. Louis XVIII fut inflexible, sous l'influence surtout de la duchesse d'Angouléme à qui le malheur n'avait pas même appris la pitié. Ney fut fusillé à l'avenue de l'Observatoire et la Restauration à jamais éclaboussée. j

Deux mois avant, Murât avait été fusillé à Naples par ordre de son successeur, le roi Ferdinand.

Labédoyère et les deux frères Faucher furent également passés par les armes ; Cambronne et Drouot ne furent acquittés qu'à la minorité de faveur ; les autres généraux et Lavalette, directeur général des postes, échappèrent par la fuite.

En même temps, une nouvelle Terreur blanche sévit dans tout le Midi. Le maréchal Brune, le général Rame], plusieurs centaines de soldats, des protestants en grand nombre furent assassinés. Des bandes, conduites par un chef du nom de Trestaillons, tinrent la campagne pendant plusieurs mois.

Ceux des régicides qui avaient voté « l'Acte additionnel » ou « accepté des fonctions de l'usurpateur », furent proscrits à perpétuité (par la loi d'amnistie), ainsi que les membres de la famille Bonaparte.

La loi atteignit Fouché comme Carnot et Cambacérès. Au sortir du ministère, il avait été nommé à la légation de Dresde, d'où il fut révoqué.

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