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ministres et aux généraux pendant les la Russie et à la Prusse de désigner des Cent Jours le signe d'une décadence commissaires « qui, sans être responph3'sique. sables de la garde de Napoléon Bona- Bien que le général Becker, qui l'accom- parte, s'assureraient de sa présence», pagnait, le pressât, il arriva seulement le La Prusse refusa, mais Louis X\'III tint 3 juillet au soir à Rochefort où l'atten- à avoir un commissaire et fit choix d'un daient deux frégates, réputées les meil- ancien colonel qui, à Valence, avait eu leures marcheuses et qui avaient les Napoléon sous ses ordres, instructions du fidèle Decrès, pour le On a retrouvé des cahiers de Napomener aux Etats-Unis. Il perdit encore léon, pendant son séjour à Auxonne du temps à s'informer des vents favo- (178 8- 1789) ; le onzième (notes prises sur râbles, des chances de passer avec ou sans la géographie de l'abbé de Lacroix) s'incombât à travers les croisières anglaises, terrompt sur ces quatre mots : « Sainte- II pensa même à revenir sur la Loire et à Hélène, petite île. »
s'y mettre à la tête de l'armée. Longwood. — Transporté du Bellcro-
Cependant le blocus anglais se phon sur le Northuinberland, Napoléon
resserrait.
Comme la tentative d'évasi on devenait de plus en plus périlleuse, il s'arrêta enfin à l'idée de se livrer aux Anglais et, après d e nouv elles hésitations, se rendit à borddel'un de leurs croiseurs, le Bellérophon . Il écrivit au
Lt.MBAKyi. EME.\T SUR LE BELLEROl'HON
Napoléon se livre aux Anglais. Le Bcllérophon le transporta en .Angleterre où i
passa sur le Northumbcriand qui le conduisit à Sainte-Hélène.
■Par Baugean, Bibl. Nat., Est.)
débarqua en octobre à Sainte- Hélène ; il y fut installé peu après dans le domaine de Longwood.
« Si Napoléon, é c h a p p é aux mains de ses geôliers, se retirait aux Etats-Unis, sa seule présence sur le rivage amé-
régcnt qu' « en butte aux factions qui ricain de l'Atlantique forcerait l'Europe
divisaient son pays et à l'inimitié des de campersurle rivage opposé. «Napoléon
plus grandes puissances de l'Europe, il lut ces lignes de Chateaubriand, dans un
avait terminé sa carrière politique » et article du Conservateur, et, tout de suite,
(1 venait, comme Thémistocle, s'asseoir au loua l'écrivain qu'il avait souvent tracassé
foyer du peuple britannique ». pendant son règne.
Son frère Joseph s'était embarqué Vingt ans de guerre, dont les contem-
sur un lougre qui rejoignit un navire porains, moins instruits que nous, impu-
danois et passa aisément en Amérique. taient la responsabilité à Napoléon,
Sainte-Hélène. — ■ Le gouvernement «l'horrible ébranlement donné au sys-
anglais décida de l'envoyer en détention tème nerveux de l'Europe ^» par le
à Sainte-Hélène, île de l'Atlantique à retour de l'île d'Elbe, surtout le devoir
distance égale de l'Ancien et du Nouveau envers l'humanité d'éviter une récidive,
Continent, d'où toute évasion serait à justifient la captivité du grand homme,
peu près impossible. Le climat n'en était S'il lui avait été permis, selon son désir,
pas réputé insalubre'. de mener en Angleterre la vie d'un gentil-
II fut permis à l'empereur, redevenu homme campagnard, il eût vite, de son
pour les Anglais ♦ le général Bonaparte », propre aveu, gagné le cœur des Britan-
de garder près de lui quelques amis, Bcr- niques, tant était grande sa puissance
trand, Montholon, Cxjurgaud, Las Cases, de séduction. S'il avait obtenu une
Castlereagh demanda à l'Autriche, à entrevue du régent, « ils auraient été les
I. TiiiERS. — « Le climat est sain, mais pluvieux. • (Chateaubriand.)
ROSEBERRY.
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