‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 508 sur 725 · I. Chartres, Nemours, Joinville, Aumalc, Montpciisicr · texte numérisé non relu

I. Chartres, Nemours, Joinville, Aumalc, Montpciisicr

rope. Le soleil de juillet était encore trop brûlant pour qu'il fût possible de faire accepter le petit-fils de Charles X par le peuple encore en armes. Enfin la Révolution de 1830 évoquait, aux yeux de la bourgeoisie, la Révolution anglaise de 1688. L'Angleterre s'était mal trouvée d'avoir restauré les Stuarts au lendemain de la République militaire de Cromwell; ses libertés et sa fortune dataient de l'avènement de la maison d'Orange.

Lieutenance générale du royaume. — L'affaire fut vivement menée, comme il le fallait pour éviter de plus grands troubles.

Le duc d'Orléans s'était tenu aux portes de Paris pendant l'insurrection:

par précaution, il avait écrit à Charles X pour l'assurer de sa loyauté.

Dès qu'il fut informé du vote qui lui offrait la lieutenance générale, il accepta, et, le jour suivant, se rendit tout droit à l'Hôtel de Ville où il trouva La Fayette. En montant l'escalier, il dit à la foule d'où partaient des cris discordants : «Messieurs, c'est un ancien garde national qui vient rendre visite à son ancien général. »

Tous deux parurent au balcon, le duc un drapeau tricolore à la main. Ils s'embrassèrent au milieu des applaudi-ssements.

La Chambre des députés et celle des pairs eurent vite fait de reviser la Charte. L'acte constitutionnel cessa d'être «octroyé»; le souverain, «régnant par la volonté nationale », ne sera plus « roi de France », mais « roi des Français » ; la religion catholique ne sera plus <■ religion d'Etat » ; la censure ne pourra «jamais» être rétablie; les Chambres auront le droit d'initiative ; la loi électorale et la loi sur la presse seront revisées.

Abdication de Charles X. — Entre temps, Charles X s'était retiré à Rambouillet, où il avait abdiqué et fait abdiquer son fils Angoulême en faveur du duc de Bordeaux • il écrivit au duc d'Orléans que, « faisant appel à son honneur », il le désignait comme régent (2 août).

Le duc eût été homme à renoncer à la couronne qu'il ne s'appartenait plus. Il avisa le vieux roi qu'une foule de Parisiens en armes se mettait en marche, ce qui était exact, sur Rambouillet; qu'il n'y avait plus de sûreté pour lui qu'hors la France, et qu'il lui envoyait une escorte pour le mener à Cherbourg, d'où un naviçe le mènerait en Angleterre.

Une grande m'elancolie entoura la fin del'autique dynastie, se dirigeant à petites

JOl

LOUIS.PHILIPPF.

iS 30- 1848.

journées vers l'exil et « s"effaçant à juré fidélité à la nouvelle Charte devant l'horizon ». les deux Chambres, fut proclamé sous le

Le 9 août, le duc d'Orléans, ayant nom de Louis- Philippe I<='',

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