LA REVOLUTION DE FÉVRIER
[L n'y a pas de révolution plus singu- l'abandon des principes qui l'avaient
^ lière que celle du 24 février. A ce portée au pouvoir, elle ne croyait plus en
dernier acte de la campagne pour la elle-même.
réforme électorale, 1 opposition redoutait Au premier choc, elle se chercha
des troubles, se demandant où ils mène- et ne se trouva plus.
raient; le gouvernement et la majorité Chute de Guizot. — Ce fut l'affaire
le? « désiraient presque * », sûrs qu'ils de deux jours. Les chefs de l'opposition
l'klSIv DV CHAXEAU-lJ'EAL-, Ll; 24 J-EVKIEK 1848.
(Lithographie de J. Daviii. AV*/. .Va/.. Hst.)
'■■taient d'en trion:pher et de s'y fortifier. En apparence, le hasard mena tout.
Mais les régimes ne succombent pas comme les individus à des accidents. Si la chute de la monarchie de Juillet fut plus rapide et aussi irrémédiable que celle de la monarchie de droit divin, c'est qu'elle n'était pas moins usée et qu'ayant perdu sa raison d'être par