‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 523 sur 725 · IS.,S · texte numérisé non relu

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l'Assemblée ; le gros des députés était les deniers publics étaient dilapidés au

très igiiorant de la politique. profit d'une grève permanente.

A cause des périls de la propriété, la Après de longs débats, où ne manprovince avait nommé beaucoup plus qucrent ni les avertissements ni les prode grands propriétaires que dans les pus provocateurs, il fut décidé sur le assemblées de la monarchie. Le parti rapport de Falloux, gentilhomme angereligieux y était plus nombreux et plus vin, catholique et royaliste, orateur puissant qu'il ne l'avait été même sous impérieux, qui avait des parties d'homme la Restauration. « L'utilité sticiale des d'État, de fermer les ateliers, les jeunes croyances » était apparue à la bourgeoisie ouvriers devant s'enrôler dans l'armée après février, connue après 1789 à la no- et les plus anciens se tenir prêts pour aller blesse. Le clergé s'était détaché des partis faire en province des terrassements.

de monarchie pour n'appartenir qu'à l'Eglise. « L'assemblée avait été élue pour affronter la guerre civile ^ ».

Les débuts de l'Assemblée. — A peine fut-elle réunie (7 mai) et eut-elle nommé, en guise de gouvernement , un directoire de cinq membres *, que la catastrophe sociale éclata, comme à la rencontre de deux électricités contraires.

L'acclamation unanime de la République, sur les marches du Palais législatif, par une belle après-midi de printemps, devant

Le général Ca-

vaignac. — Ce fut

la guerre sociale. De longues processions d'hommes sans armes et de femmes parcoururent les rues de Paris en criant : «Du pain ou du plomb, du plomb ou du travail ! » Puis tout l'tst de la ville se hérissa de barricades.

L' Assemblée se déclara en permanence, décréta l'état de siège et, devant le désarroi du Directoire, mit tous les pouvoirs aux mains du général Cavaignac, ministre de la Guerre.

Il était le frère de Godefroy Cavai-

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