GARIBALDI
(D'après G. Induno, Musée de C Armée. \
commandement che'f.
Les Franco-Piémontais allèrent les chercher, sans autre plan que de les battre. A peine éclairées, les colonnes se gênaient sur les routes, mal ravitaillées, arrêt d'une victoire en plein vol, il se
mais alertes et confiantes. Comines raconte ainsi l'expédition deCharlesVlIIi; « Le voyage fut conduit de Dieu, le chef et les conducteurs ne servirent guère. » L'un des meilleurs divisionnaires de l'armée, Trochu, appela cette campagne t une fuite en avant ».
François-Joseph n'était pas moins novice dans la
.NAPOLEON ni A SOLFERINO
L'Empereur suit les péripéties de la bataille.
(Fragment du tableau de Meissonier)
{ Must'e du Louvre.)
justifiait par des raisons solides. En effet, la Prusse, moins Bismarck qui voyait plus loin que le soir de la journée, se déclara avec violence contre l'entreprise française, souleva l'.Allemagne comme en 1840 et mobilisa six corps d'armée.
La faute intiale del'empereur, c'était de n'avoir passoupçonné que la guerre à une crise euro-
guerre que l'empereur. Dans la nuit du d'Italie conduirait 23 au 24 juin, les deux armées, chacune péenne. d'environ 30 000 hommes, campèrent à « Il ne s'en fallut, a dit plus tard deux lieues de distance, sans soupçonner Bismarck, que de l'épaisseur d'un chèque quelques heures de marche les met- veu » que la P"rance, engagée en Italie, traient au contact. ne fût assaillie en Alsace par toute l'Alle-
Ainsi conduites par le hasard, les magne,
armées se heurtèrent le lendemain dans L'horreur du champ de bataille de
une plaine couverte de petits bois et de Solférino couvert de plus de 40 000 tués
plantations de mûriers, sous un soleil et blessés, l'infériorité démontrée d'un
brûlant. commandement à qui la défaite fut
Il y eut trois batailles distinctes. A épargnée seulement par les qualités du
gauche, les Piémontais, à San-Martino, soldat, la menace d'une guerre de races
furent arrêtés par les Autrichiens de avec l'Allemagne, ces raisons qui déter-
Benedcck ; à droite, Niel fléchissait, minèrent Napoléon, lui font hoimeur.
quand il reçut enfin le secours de la divi- De son côté, l'Autriche, battue dans
sion Trochu, venant de l'arrière, d'où Can- deux grandes rencontres, avait intérêt
robert, toujours indécis, troublé par les à mettre fin à une guerre dont la con-
(jrdres contradictoires del'empereur, ne tinuation auraitprofité surtoutàla Prusse,
sut envoyer que des renforts incomplets ; devenant la première puissance alle-
au centre, devant Solférino et le mont mande.
des Cyprès, Baraguay d' Milliers et Mac- Armistica de Viliafranca. — Après
.Mahon crevèrent les lignes ennemies, avoir sollicité, sans succès, la médiation
après une lutte acharnée, et décidèrent de l'Angleterre, l'empereur demanda lui-
m''me un armis'ic' à l'rançois-Joseph,