‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 538 sur 725 · I. Voir p. 7r. Comme s'il avait été vaincu. Il le · texte numérisé non relu

I. Voir p. 7r. Comme s'il avait été vaincu. Il le

KinXIOX DE LA SAl'OlE ET DE MCE.

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conclut, dans une entrevue personnelle, en qui-lques heures, et l'iu.posa à Victor-Emmanuel. Comme, au lieu de toute l'Italie du Nord, il lui avait conquis seulement la Louibardie, il lui rendit sa parole pour la Savoie et Nice (II-I2 juillet).

En novembre, les préliminaires de Villafranca devinrent la paix de Aurich. Outre la réunion de la Lomlïardie au Piémont, le traité stipula le rétablissement des princes toscans, chassés par des émeutes, et la constitution, sous la présidence du pape, d'une confédération italienne dont l'Autriche ferait partie pour la Vénétie.

Les révolutions d'Italie. — Les Italiens se dirent trahis. Cavour donna sa démission avec éclat et annonça que le traité ne s'exécuterait pas, qu'il se ferait révolutionnaire, avec Massimo d'Azeglio, avec Mazzini lui-même. A Paris, les amis de l'Italie manifestèrent une indignation bruyante.

L'empereur, à son retour, eut beau tenir aux grands corps de l'Etat un langage judicieux et sincère : « Il eût fallu accepter la lutte sur le Rhin comme sur l'Adige...», son prestige fut gravement atteint.

Pour la combinaison d'une Italie confédérée sous la présidence du pape, elle n'était pas viable.

Le mouvement révolutionnaire continua. Moins de deux mois après le compromis de Zurich, les Etats de l'Italie centrale, qui s'étaient refusés à la restauration de leurs princes, puis le royaume des Deux-Siciles, d'où Garibaldi et les Mille avaient chassé le roi François II, votèrent leur réunion au Piémont.

Les plébiscites donnèrent partout des majorités écrasantes. Le 13 mars 1860, les députés de toute la péninsule (moins Rome et Venise) proclamèrent Victor- Emmanuel roi d'Italie.

L'Europe laissa faire, reconnut ensuite le fait accompli.

Napoléon imagina d'abord de réunir un Congrès, puis le contremanda, mais à la condition que les engagements de Plombières sur la Savoie et Nice fussent remis en vigueur (traité de Turin).

Cavour, rentré au ministère, y fit consentir le Parlement sarde. Les populations se prononcèrent pour leur retour à la France par 155 000 oui contre 2 160 non.

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