‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 548 sur 725 · EMILE OLLIVIER · texte numérisé non relu

EMILE OLLIVIER

(a. Bary.j

collaborateurs 2 janvier 1870,

de Mme de Sta.l : «Quelques amis de acquises, deviendrait la constitution dé

la liberté, cherchant à se faire illusion à finitive de l'Empire libéral.

eux-mcntes, ont voulu se justifier de se L'introduction du droit plébiscitaire

rattacher à Bonaparte en lui faisant dans la Constitution parut aux libéraux

signer une Constitution libre. » la négation du régime parlementaire où

Le ministère fut bien accueilli, surtout le peuple n'agit que par ses représentants.

des hommes de tempérament orléaniste. Daru et Buffet, puis Talhouët, quittèrent

Thiers, montrant le banc des ministres : le ministère qui perdit l'appui de Thiers.

« Ce sont, dit-il, mes idées qui sont sur Gambetta ne répudiait pas le plébis-

ces bancs. » Les « libertés nécessaires », cite, mais il déclara que la souveraineté

qu'il réclamait depuis 1863, étaient à nationale est incompatible avec tout ce

peu près rétablies.

Les républicains ne désarmèrent pas :

à visage découvert ou sous le masque orléaniste, l'Empire resta l'ennemi. La première fois que Gambetta se heurta à Ollivier, il lui dit : « Vous n'êtes qu'un

qui a un caractère permanent et héréditaire dans le pouvoir.

Ollivier fit voter sur cette formule :

(I Le peuple approuve les réformes libérales opérées dans la Constitution depuis 1868 par l'empereur. » Mais on ne

pont entre la République de 1848 et la vota pas sur la liberté; c'était l'Empire

République à venir, et ce pont, nous le lui-même qui se remettait aux voix. II

passerons. » eut 7 millions et demi de oui contre

L'ne manifestation, où grondait la i million et demi de non (8 mai 1870). révolution, se produisit aux obsèques de Malgré les progrès de l'opposition,

Victor Noir, journaliste tué par le prince Napoléon III, pendant quelques jours,

Pierre Bonaparte, cousin de l'empereur, se crut plus fort que jamais.

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