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LA GUERRE FRANCO-ALLEMANDE

T E 30 juin, Emile Ollivier dit au Corps prince de Roumanie. Mais un Hohen-

•^ législatif : « A aucune époque le main- zoUem à Madrid, c'était tout autre chose

tien de la paix en Europe n'a paru plus qu'un Hohenzollem à Bucarest. La France

assuré. » Et le 7 juillet, Hammond, secré- y aurait vu la reconstitution de l'Empire

taire permanent au Foreign Office : de Charles-Quint.

«Jamais le ciel de l'Europe ne m'a paru Dès que le nom du prince Léopold

plus pur de nuages. » fut prononcé, le cabinet des Tuileries,

Le 15 juillet, c'était la guerre. sans s'arrêter aux relations de famille

La candidature- Hohenzollem. — Il y du prince avec l'empereur, déclara à

avait un an que Bismarck en machinait Berlin que la candidature rencontrerait

l'explosion. l'opposition de la l'rance.

La reine d'Espagne, Isabelle, avait Bismarck répondit que c'était une

été renversée en 1868. Les Cortès s'étant question espagnole et non allemande,

prononcés pour le maintien du régime qu'il s'en désintéressait, que le prince ne

monarchique, les chefs de la révolution se laisserait pas tenter par une souve-

cherchèrent un roi. Bismarck fit annoncer raineté éphémère; puis il continua de

au printemps de 1869 la candidature du travailler en souterrain par son agent

prince Léopold de Hohenzollem. Lothar Bûcher, qu'il envoya en Espagne.

Le prince avait des liens de famille Comme le prince était peu tenté par

avec les Bonaparte ; son frère aîné avait l'aventure, Bismarck eût voulu que le roi

été fort aidé par Napoléon III à devenir lui en ,ît un devoir patriotique. Le roi s'v

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