‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 552 sur 725 · BISMARCK · texte numérisé non relu

BISMARCK

{Ci. Soc. Photo?.

Berlin.)

connaître au

qui, selon Gramont et Ollivier, constituait l'injure. Il eût fallu avouer qu'elle était ideutique à celle de Taeeu' <■ ofûcieuse.publiéed'abDic par la Gazette de V Allemagne du Nord, que tout le monde avait lue.

Ollivier ne consentit à communiquer les pièces qu'à la Commission des crédits qui n'exigea pas de les complet.

Benedetti était à Paris ; on ne l'appela pas. Le Bœuf dit que l'armée était prête, « qu'il ne manquait pas un bouton de guêtre » ; Gramont que les ambassadeurs d'Autriche et d'Italie sortaient de son cabinet.

En séance, Gambetta insista encore :

<i S'il est vrai que cette dépêche soit assez grave pour avoir fait prendre ces résolutions, c'est votre devoir de la communiquer à la France et à l'Europe ; si vous ne le faites pas, votre guerre n'est qu'un prétexte voilé. »

La guerre fut votée dans l'afïreuse équivoque ; le lendemain, la déclaration de guerre fut envoyée à Berlin.

Les Etats du Sud. — Bismarck, par son stratagème, avait gagné la partie.

C'était la France qui attaquait.

Les Etats du Sud, hier encore hésitants et dont les ministres et les souverains avaient fait depuis trois ans, en secret, des ouvertures à l'empereur, marchèrent aussitôt avec la Prusse.

Bismarck publia le texte, que lui avait imprudemment laissé Benedetti, du projet d'alliance pour la conquête de la Belgique.

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