‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 555 sur 725 · I. Le major Kunz · texte numérisé non relu

I. Le major Kunz

Chambres, malgré l'opposition d'Ollivier. Le président de la Chambre, Schneider, puis impératrice elle-même e pressèrent de 'donner sa démission.

Non seulement il s'y refusa, mais il forma, avec le ministre de l'Intérieur, le projet d'arrêter les chefs de la gauche (Favre, Ferry, Gambetta). Le ii août, dès sa première séance, le Corps législatif, à la

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la guerre n'était pas perdue ; ni les armées li ■ Lorraine, autour ù< Metz, ni l'armée d'Al sace, qui se refaisait ,i C h àlons, n'étaient décoii ragées par les défaitide deux corps (sur sejn à la frontière ; la défense de Paris allait bientôt s'organiser; les Allemands avaient subi de lourdes pertes ;

leurs victoires eussent été des défaites si Failly, en Lorraine, et Bazaine,en Alsace, presque imanimité (moins quinze voix), avaient marché au canon.

le renversa. 11 annonça lui-même, et ce fut la dernière fois qu'il parut à la tribune, que la régente avait chargé le général de Palikao' de former un ministère.

Abdication militaire de l'empereur. —

Si retentissants que fussent nos échecs, ils étaient réparables.

Bazaine. — Malgré d'obscures intrigues où il s'était compromis au Mexique et malgré son inertie dans la journée

Le lendemain, plutôt que de renvoyer le du 6 aovit qui faisait déjà dire à quelquesmaréchal Le Bœuf comme le deman- uns : « C'est à croire que Bazaine a daient l'impératrice et Palikao, Tempe- trahi ■ ! », il était alors entouré d'une reur «se destitua lui-même» du haut grande confiance. Canrobert, son aîné, fut commandement qu'il remit à Bazaine le premier à se ranger sous ses ord'es

(i2 août:

Palikao avait composé son ministère avec des bonapartistes de droite (Chevreau. Jérôme David, La Tour d'Auvergne, Grandperret, Magne, Clément Duvernois). 11 annonça à la Chambre la nomi-

avec empressement ; Changamier et Jules Favre croyaient en lui autant que l'empereur lui-mêni^'.

Sorti du rang, Bazaine démontrait l'adage fameux que tout soldat porte dans sa giberne son bâton de maréchal

nation de Bazaine, « ce qui n'implique de France. Il était brave, assez bon

aucun commandement en dehors du sien, manœuvrier, volontiers prudent ; mais

ni au-dessus, ni à côté ». il avait pris goût à la politique, s'y était

L'empereur ne voulant pas rentrer davantage corrompu, rêvait à jouer un

en vaincu à Paris, resta à l'armée. grand rôle dans l'Etat, et, sous l'appa-

La chute du ministère qui avait rence d'un troupier solide, et avec l'air

déclaré la guerre, l'abdication militaire peuple, le caractère le plus faible, l'âme

de Napoléon, c'était, pour l'Empire, «le basse et fourbe, sans aucun sentiment

commencement du suicide ». Cependant du devoir et de l'honneur.

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