‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 556 sur 725 · LES BATAILLES DE METZ · texte numérisé non relu

LES BATAILLES DE METZ

METZ, avec son vaste camp retranché sur les deux rives de la Moselle, était debeaucoup la plus importante forteresse de France ; ce n'était qu'une forteresse. S'il y avait une faute à ne pas commettre, c'était d'y enfermer notre plus belle armée, à' peu près intacte, plus de 200 ooo hommes avec 2 ooo canons.

Non seulement Bazaine la commit, mais s'il avait voulu s'isoler à Metz pour quelque dessein que, peut-être, il ne s'expliquait pas encore à lui-même, il n'aurait pas opéré autrement qu'il le fit.

Etant convenu avec l'empereur de ramener l'armée sur la Meuse et la ligne de l'Argonne, pour y donner la main

I. Le général Montauban avait reçu ce titre après ia campagne de Chine.

aux troupes reconstituées à Châlons, il va d'abord laisser les Allemands le devancer sur la chaussée de Metz à Verdun par Gravelotte, la seule où il s'engage, négligeant les deux routes plus au nord, par Conflans et par Briey.

Borny. — Le 14 août, comme s'il avait voulu s'assurer que le mouvement s'exécutait, l'empereur, en route pour Châlons, s'arrêta à Gravelotte.

Aussitôt qu'il connut que Bazaine s'apprêtait à quitter Metz, Moltke, rien que pour le relarder, le fit attaquer à l'arrière (est de Metz) avec une extrême violence, autour de Borny, par l'impétueux Steinmetz, celui qu'on appelait,

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