I. Lockroy, Schœlcher, Floquet, Tirard, Clemenceau
> ECOXD S I H G E I) E PARIS.
autre eiiverguie que Delescluze, Pyat ou
X^allès.
Les hommes de la Convention avaient exagéré la politique centralisatrice de Richelieu ; ceux de la Commune décrétèrent » l'autonomie de toutes les communes de France », unies par un simple lien fédéral, quelque chose comme une première ébauche des Soviets.
L'insurrection eut des contre-coups dans plusieurs grandes \illes, pareillement inquiètes pour la République ; la plupart des municipalités importantes envoyèrent des délégations à Thiers, lui demandèrent de rassurer les républicains.
Déclarations de Thiers. — Il avait déjà pris son parti, non point pour des préférences de doctrine, mais pour cette raison qu'il résuma dans la formule vite fameuse :
« La République est le gouvernement qui nous divise le moins. »
Il déclara aux délégués des villes et, pour qu'on ne le suspectât pas d'un dou- l.nê bakki^ «.^
b 1 e jeu, à L'armée, rentrant dans Paris, eut à
1 ' Assembl é e : "<^^ '=°'"" '^ '^^'^^'^'• ' Des ennemis de l'ordre prétendent que nous nous préparons à renverser la République ; Us mentent à la France. » Et, réservant les droits du pays à décider, s'engagea lui-même.
Le mouvement de Paris était si redoutable, l'agitation en province si intense, que le gros des royalistes n'eut garde de protester, bien qu'ils se rendissent compte de la force qu'une telle adhésion allait donner au parti républicain. Quelques-uns, qui avaient l'intelligence des temps nouveaux ^, commencèrent leur évolution.
La loi qui donnait aux conseils municipaux, sauf à -ceux des grandes
I. Avec Dutaure, doat l'évolution était plus ancienne, Léon Say, Paul de Rémusat, de Lasteyrie, Léon de Malevi'Ie, Casimir Perier, Gauthier de Rumilly, Léonce de Lavergoe, Duchâtel, Martel.
villes, le droit de nommer leurs maires, et celle qui, sur le rapport du duc de Broglie, restituait au jury la connaissance des délits de presse, furent votées par presque toute la droite en pleine insurrection de la Commune. Ces lois de liberté, dans un tel moment, firent honneur à l'Assemblée.
Aux échauffés qui le tracassèrent sur sa politique de conciliation, Thiers dit rudement d'attendre quelques jours, quand « il n'y aurait plus de danger et que la tâche fût proportionnée à leur courage et à leur capacité v>.
L'armée de Versailles. — Thiers reconstitua avec les soldats rapatriés d',\l]emagneune armée de 150 000 hommes dont il donna le commandement à Mac - Mahon , malgré que Sedan pesât sur le maréchal, et se doutant peu qu'il préparait son successeur.
La Com mune tenta,,le 3 avril, une ruée en masse, en direction de Versa iU es. Les « fédérés », à peine sortis des fortiiica tions, furent par l'artilleiie du Mont-V'alérien, le seul des forts de Paris qui n'eût pas été abandonné le 18 mars. Flourens, l'un de leurs chefs, fut tué par un officier de gendarmerie ; im autre, Duval, fusillé aussitôt que pris.
La Commune répondit à ces exécutions sommaires par l'affreux décret des otages.
La présence des Allemands à Saint- Denis ajouta à l'horreur de la guerre civile.
Paris assiégé. — Le second siège de Paris dura deux mois. La Commune essaya d'organiser militairement la garde nationale.
Un aventurier taré, Cluseret, ancien officier au service de l'Amérique pendant la guerre de Sécession, puis un patriote égaré, Rossel, l'un des jeunes ofâciers qui avaient cherché, à Metz, à soulever l'armée contre la trahison de Bazaine,
emporter plusieurs centaines de barri- arrêtés (Milice Cartia-uaUt, Cl. HaclietU.)
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